Tension politique au Bénin : une tentative de putsch rapidement contenue

Tension politique au Bénin : une tentative de putsch rapidement contenue

Le pouvoir béninois affirme maîtriser la situation après une alerte militaire

Le dimanche matin, le Bénin a été secoué par une annonce de militaires sur les ondes de la télévision nationale. Un groupe se présentant comme le « Comité militaire pour la refondation » (CMR) a déclaré avoir démis le président Patrice Talon de ses fonctions. Toutefois, l’entourage présidentiel a rapidement réagi pour rassurer sur la sécurité du chef de l’État et la reprise en main par l’armée régulière.

<p>Le président béninois Patrice Talon, à Paris le 9 novembre 2021</p> » width= »480″ height= »320″ fetchpriority= »high » src= »https://www.lalibre.be/resizer/v2/VSKNXHH5Z5DRFJD26R5W5OJNJY.jpg?auth=3085cc339ea6b326225940d5b44bc81ba43d637df7a1c142744825a852f27916&width=1200&height=800&quality=85&focal=122%2C81″></figure><p>Malgré l’interruption du signal télévisuel peu après la diffusion du message putschiste, des sources proches de la présidence indiquent que la situation à <strong>Cotonou</strong> est désormais stabilisée. <em>« Il s’agit d’une action isolée d’un petit groupe. L’armée loyale contrôle le terrain et la sécurité est assurée dans l’ensemble du pays »</em>, a précisé un proche du pouvoir.</p><h3>Des coups de feu signalés dans la capitale</h3><p>L’ambassade de <strong>France</strong> a fait état de tirs entendus près de la résidence de <strong>Patrice Talon</strong>, invitant ses ressortissants à la plus grande prudence. Des sources militaires ont néanmoins confirmé que ni le palais présidentiel ni le domicile privé du président n’ont été capturés par les insurgés. Des opérations de sécurisation sont toujours en cours pour rétablir l’ordre définitif.</p><h3>Un contexte régional et politique sous haute tension</h3><p>Cette tentative de renversement intervient alors que le <strong>Bénin</strong> se prépare à une élection présidentielle prévue en avril prochain. <strong>Patrice Talon</strong>, qui dirige le pays depuis 2016, arrive au terme de son second mandat constitutionnel. Bien que le pays affiche une croissance économique robuste, il fait face à une menace jihadiste croissante dans ses régions septentrionales.</p><p>Le <strong>Bénin</strong> n’est pas le seul pays de la zone à subir de telles secousses. L’<strong>Afrique de l’Ouest</strong> a été le théâtre de multiples coups d’État ces dernières années, notamment au <strong>Mali</strong>, au <strong>Burkina Faso</strong>, au <strong>Niger</strong> et en <strong>Guinée</strong>. Si la démocratie béninoise a longtemps été citée en exemple, le régime actuel est souvent critiqué pour une dérive autoritaire et l’exclusion de l’opposition radicale du jeu électoral.</p>
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