Gabon : l’insulte envers les familles dirigeantes menace les valeurs nationales
Gabon : l’insulte envers les familles dirigeantes menace les valeurs nationales
Les récentes attaques verbales contre le président Brice Clotaire Oligui Nguema, sa mère et son épouse ont provoqué une réaction sans équivoque de la part d’Hugues Ongoundou. Dans une tribune percutante, il condamne ces excès sans pour autant les lier à un soutien au pouvoir. Pour lui, insulter des proches du chef de l’État, surtout des femmes éloignées de la politique, franchit une ligne rouge. Il dénonce une « insalubrité verbale » qui gangrène le débat public et appelle à séparer radicalement la critique constructive de la vulgarité.
Des propos qui dépassent les personnes visées
Les insultes dirigées vers la mère du président, une femme discrète et étrangère à la sphère politique, ainsi que vers son épouse, sont selon lui d’une extrême gravité. Ces attaques ne concernent pas seulement trois individus, mais symbolisent une attaque contre toutes les mères, femmes et filles gabonaises. L’image du pays et ses valeurs morales s’en trouvent durablement affectées.
Hugues Ongoundou souligne que ces symboles familiaux représentent bien plus que des personnes : la mère incarne la transmission, la grand-mère la mémoire, et la femme une part essentielle de la société. Les insulter publiquement revient à piétiner un patrimoine moral collectif, à affaiblir l’autorité symbolique du pays et à saper ses fondements.
Un corps national en souffrance
L’orateur ne considère pas ces dérives comme de simples excès isolés. Elles reflètent selon lui un corps national malade, marqué par l’érosion des repères traditionnels. Le respect des aînés, le sens de l’honneur et le patriotisme, autrefois piliers de l’éducation civique, semblent s’effriter. L’insulte, autrefois marginale, devient un spectacle médiatique, tandis que la vertu recule au profit du vice.
Cette inversion des valeurs est alarmante : ceux qui insultent gagnent en visibilité, ceux qui humilient sont glorifiés, et la vulgarité remplace progressivement la réflexion. Chaque rire ou partage de ces propos participe à leur banalisation, rendant chaque citoyen complice, volontairement ou non, de cette dégradation collective.
Responsabilité individuelle et engagement citoyen
Hugues Ongoundou insiste sur la nécessité d’agir contre cette « insalubrité verbale » qui envahit l’espace public. Il salue par ailleurs les opposants responsables, capables de critiquer une politique sans s’attaquer aux familles. Pour lui, l’activisme ne justifie pas l’irresponsabilité : la liberté d’expression ne doit pas se transformer en licence pour insulter.
Il rappelle que l’on peut contester, manifester ou interpeller avec force, mais que l’insulte obscène envers une mère ou une femme n’a aucune légitimité. Son plaidoyer s’appuie sur une éducation qui lui a enseigné le respect dû à ses parents, une valeur qu’il refuse de voir disparaître du débat public.
Un appel à l’action personnelle
Face à cette situation, il annonce vouloir examiner les voies juridiques pour lutter contre ces dérives. Sa démarche reste strictement personnelle : il parle en tant que citoyen gabonais, en tant que fils, et non au nom d’une institution ou de la famille présidentielle. Son objectif ? Restaurer un débat politique fondé sur l’intelligence et la responsabilité, où la critique remplace progressivement l’humiliation.
Le Gabon ne peut se permettre de s’enliser dans cette logique destructrice. Une nation ne se fragilise pas uniquement par des crises économiques ou politiques, mais aussi par l’effondrement de ses repères moraux. Lorsque l’insulte devient normale, la violence verbale s’installe, puis l’humiliation devient un divertissement, et enfin, ceux qui détruisent les valeurs deviennent des modèles.
Hugues Ongoundou refuse cette fatalité. Il refuse que les mères, les femmes et les pères deviennent des cibles. Il refuse que la vulgarité soit récompensée davantage que la vertu. Son message est clair : chacun doit prendre ses responsabilités. Lui a choisi d’agir. Et vous, que choisirez-vous ?
Hugues Ongoundou