Sénégal : fin du litige Air Sénégal-Carlyle autour des A319 et A321

Sénégal : fin du litige Air Sénégal-Carlyle autour des A319 et A321

Le bras de fer opposant Air Sénégal au géant américain Carlyle, spécialisé dans la location d’avions, s’est conclu par un dénouement favorable. Après des mois de tensions liées à la résiliation d’un contrat impliquant quatre appareils, la compagnie nationale et son partenaire ont trouvé un terrain d’entente. Tidiane Ndiaye, directeur général d’Air Sénégal, a obtenu la fin des procédures judiciaires devant le Tribunal de commerce hors classe de Dakar, marquant ainsi une victoire pour la diplomatie économique sénégalaise.

Cette résolution a été scellée par la signature d’un protocole d’accord entre les parties, mettant fin à un différend complexe. Une bonne nouvelle supplémentaire : Carlyle pourrait désormais abandonner les poursuites engagées devant les tribunaux de New York, ouvrant la voie à une clôture définitive du contentieux. Tout cela s’inscrit dans le cadre d’un accord signé le 4 mai 2026, officiellement homologué le 25 juin 2026.

Un règlement financier quasi finalisé

Le compromis trouvé repose notamment sur le règlement des créances accumulées par Air Sénégal envers Carlyle. Selon les informations disponibles, la compagnie a honoré la quasi-totalité des sommes dues, incluant les loyers impayés ainsi que les frais de maintenance jusqu’à la restitution des appareils. Une démarche qui reflète la volonté de transparence et de responsabilité financière de la direction actuelle.

Les raisons d’une rupture contractuelle

Le désaccord initial portait sur quatre avions loués par Air Sénégal : deux Airbus A319 et deux Airbus A321. La nouvelle direction, conduite par Tidiane Ndiaye, a choisi de ne pas reconduire ces appareils dans la flotte. Plusieurs facteurs ont motivé cette décision : un coût d’exploitation jugé trop élevé, des dépenses de maintenance récurrentes et des pannes fréquentes perturbant l’activité.

Ces éléments ont conduit à une analyse financière prudente, craignant que le maintien de ces avions n’aggrave davantage les difficultés économiques de la compagnie. Malgré la résiliation du contrat, Carlyle avait initialement saisi la justice, prolongeant ainsi le conflit avant que les deux parties ne trouvent un accord mutuellement acceptable.

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