Jacob Nguini, un modèle d’intégration républicaine à Bafoussam 1er
Ce portrait met en lumière un exemple concret de cohésion nationale au Cameroun, une réponse aux discours identitaires et tribalistes.
Jacob Nguini représente l’une des figures les plus marquantes du vivre-ensemble et de l’intégration citoyenne au Cameroun. Issu d’Abong-Mbang, dans la région de l’Est (département du Haut-Nyong), ce journaliste et communicant de métier a été élu puis a exercé les fonctions de 5e adjoint au maire de la commune de Bafoussam 1er, dans l’Ouest camerounais, durant le mandat 2013-2020.
Son élection constitue un symbole fort de l’intégration politique locale. Jacob Nguini a été choisi par une population majoritairement autochtone, les Bamiléké. Les habitants de la commune le surnommaient affectueusement « Monsieur le Maire », signe de son adoption totale par la collectivité.
Son parcours est souvent mis en avant par les analystes de la vie politique camerounaise. Il illustre que l’intégration des personnes considérées comme allogènes est une réalité tangible et pacifique dans plusieurs municipalités, en particulier dans l’Ouest.
Diplômé de l’École Supérieure des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication (ESSTIC, promotion 1989-1990), Jacob Nguini a poursuivi son ancrage dans la région de l’Ouest après son mandat municipal. Il a ensuite occupé le poste de responsable de la communication au Conseil Régional de l’Ouest, contribuant ainsi au développement de sa région d’adoption. Son action politique à Bafoussam 1er demeure une référence citoyenne, démontrant que l’efficacité et le mérite républicain peuvent transcender les clivages tribaux au Cameroun.
Un témoignage éloquent
Les partisans du tribalisme et du repli identitaire n’apprécient guère ce genre de publication qui dément leurs discours trompeurs.
Jacob NGUINI est originaire d’Abong Mbang, dans le département du Haut-Nyong.
Il a néanmoins choisi de s’établir à Bafoussam, où il possède une résidence.
Il y vit avec son épouse et ses enfants.
Ses enfants sont scolarisés à Bafoussam, qui est devenu leur second village.
Il est donc légitime que Jacob NGUINI soit élu à Bafoussam, car il est attaché à cette grande ville.
Et ce n’est pas tout.
Jacob NGUINI siège également au Conseil Régional de l’Ouest, où il est Secrétaire à la Communication.
Si Jacob NGUINI s’était installé à Douala, cela lui aurait permis de ne pas avoir d’adversaire lors des élections ; l’iconoclaste Abel ÉLIMBI LOBE lui aurait conseillé d’aller se faire élire à Abong Mbang.
Personnellement, j’encourage tout Camerounais vivant dans une autre localité que son lieu d’origine à se porter candidat à des postes électifs dans sa commune de résidence.
En tant que Camerounais, c’est un droit fondamental et inaliénable.
Si l’on aime le Cameroun, on a le devoir et le droit de participer à sa construction, où que l’on vive.