Une notation inquiétante pour les finances camerounaises
Le Cameroun vient de recevoir un avertissement des marchés financiers. Le 9 juillet 2026, l’agence de notation a classé une obligation à court terme en devises de l’État camerounais avec la note « B », assortie d’une perspective négative.
Cette évaluation place le pays dans la catégorie des emprunteurs à risque spéculatif. Même si aucun défaut de paiement n’est constaté, cette notation reflète une vigilance accrue des investisseurs quant à la capacité du Cameroun à honorer ses engagements financiers.
La note « B » avec perspective négative souligne plusieurs faiblesses structurelles : des indicateurs de gouvernance médiocres, des revenus par habitant bas, des défis sécuritaires persistants et une instabilité politique liée à la transition au sommet de l’État.
Des répercussions immédiates sur les finances publiques
La perspective négative envoyée par les agences de notation constitue un signal fort pour les créanciers. Elle met en lumière les risques liés aux finances publiques et aux financements hors budget, comme ceux générés par la Société nationale des hydrocarbures (SNH).
Conséquence directe : le coût des emprunts pour l’État camerounais s’en trouve renchéri. Cette notation a déjà été appliquée à des émissions récentes, dont un prêt-relais de 200 millions d’euros (environ 131 milliards de FCFA) sollicité par le gouvernement.
Quelles solutions pour inverser la tendance ?
Une amélioration de la note souveraine du Cameroun passe par plusieurs leviers. Renforcer la gouvernance économique, maîtriser davantage la dette publique, accroître les recettes fiscales et stimuler la croissance sont autant de pistes à explorer.
Ces mesures pourraient, à terme, restaurer la confiance des marchés et permettre au Cameroun de bénéficier de conditions d’emprunt plus favorables.
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