Améliorer l’accès aux soins de santé au Mali

Améliorer l’accès aux soins de santé au Mali

Comment renforcer l’accès aux soins de santé au Mali ?

Le Mali lance une initiative majeure pour améliorer la couverture sanitaire de ses habitants.

Par Barou Dembélé

mis à jour le 25 juin 2025

Les enfants sont particulièrement vulnérables

L’accès aux structures médicales reste un véritable casse-tête pour de nombreux résidents du Mali. La crise sécuritaire qui a éclaté en 2012 a encore aggravé la situation d’un système de santé déjà fragilisé. Les populations, en particulier les femmes enceintes, les nouveau-nés et les blessés issus des conflits armés, peinent à trouver des soins adaptés.

Face à ces défis, les dirigeants malien ont choisi de prioriser davantage le secteur de la santé, malgré les contraintes sécuritaires persistantes. Pour y parvenir, ils ont décidé d’instaurer, dès le mois de novembre, le premier mois de la santé et de la protection sociale. Cette initiative vise spécifiquement à élargir l’accès aux prestations médicales pour les populations les plus vulnérables.

« La santé des citoyens constitue une priorité absolue pour notre gouvernement. À ce titre, je tiens à exprimer toute ma gratitude envers la ministre Diéminatou Sangaré pour cette initiative innovante. Elle permettra non seulement d’améliorer la communication entre les différents acteurs du système, mais aussi de renforcer l’échange avec les bénéficiaires des soins. L’objectif est de leur offrir une meilleure compréhension de leurs responsabilités et de leurs droits », a déclaré le colonel Abdoulaye Maïga, Premier ministre par intérim, lors du lancement officiel de cette activité.

La santé des enfants : une urgence nationale

Selon les déclarations du Premier ministre malien, cette initiative arrive à un moment crucial. En effet, les objectifs fixés pour réduire certaines causes de décès ou de maladies chez les plus jeunes ne sont pas encore atteints. Les statistiques concernant la natalité au Mali sont, quant à elles, particulièrement alarmantes.

« Nous enregistrons un taux de mortalité infantile de 54 décès pour 1 000 naissances vivantes. En outre, 33 % des naissances surviennent en dehors d’un centre de santé. Seulement 45 % des enfants âgés de 12 à 23 mois ont reçu l’intégralité des vaccins de base recommandés », détaille Abdoulaye Maïga.

Il ajoute : « Un enfant sur trois de moins de 5 ans présente un retard de croissance. De plus, à peine 40 % des nouveau-nés de moins de 6 mois sont exclusivement nourris au sein grâce à l’allaitement maternel ». Le responsable politique souligne également une méconnaissance généralisée des systèmes de santé et de protection sociale, ce qui renforce encore les obstacles à l’accès aux soins.

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