Un atelier à N’Djamena pour la protection juridique des journalistes du Sahel

Un atelier à N’Djamena pour la protection juridique des journalistes du Sahel
À N’Djamena, des journalistes du Sahel réfléchissent à leur protection juridique

Quelles solutions pour renforcer la sécurité des journalistes qui enquêtent sur l’environnement dans une région marquée par l’insécurité et les pressions ? Une vingtaine de professionnels des médias venus du Mali, du Niger, du Burkina Faso et du Tchad se sont réunis ce lundi 8 juin à N’Djamena pour échanger sur ce thème.

Accueilli au Centre d’Études et de Formation pour le Développement (CEFOD), cet atelier régional est organisé par Reporters sans frontières (RSF). L’initiative vise à renforcer les connaissances des journalistes environnementaux sur leurs droits et à leur fournir des outils pour faire face aux risques inhérents à leur métier.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Gassim Chérif Mahamat. Devant les participants, il a rappelé le rôle clé des médias dans la sensibilisation aux enjeux environnementaux et plaidé pour un cadre favorable à l’exercice du journalisme.

Au programme des travaux : des thématiques liées à la protection juridique, à la sécurité physique et numérique, ainsi qu’aux défis spécifiques de la couverture environnementale. Les échanges permettront aussi de partager des expériences entre professionnels de différents pays sahéliens.

Pour Ndeye Diary Ba, chargée de projets pour l’Afrique subsaharienne à RSF, cette rencontre répond à un besoin croissant de protection des journalistes spécialisés dans les questions environnementales. Dans une région confrontée aux effets du changement climatique, à la raréfaction des ressources naturelles et à l’insécurité, ces professionnels sont de plus en plus sollicités pour informer les populations sur des sujets sensibles.

Prévu sur plusieurs jours, l’atelier devrait aboutir à des recommandations pour renforcer la sécurité des journalistes environnementaux et promouvoir un cadre juridique plus protecteur dans les pays du Sahel.

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