Trafic de cocaïne à Zinder : la drogue cachée dans les ballots de vêtements d’occasion
L’antenne régionale de l’Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) à Zinder a frappé un grand coup le vendredi 5 juin 2026. Une opération minutieusement préparée, menée dans le quartier Djaguindi, a permis de démanteler un réseau de trafic de cocaïne et de saisir 920 grammes de drogue. Les stupéfiants étaient astucieusement dissimulés à l’intérieur de balles de vêtements de seconde main. Deux suspects ont été interpellés sur place.
Les individus arrêtés illustrent parfaitement la dimension transnationale de ce trafic. Le premier, de nationalité nigérienne, réside à Zinder. Le second, un ressortissant béninois, n’était que de passage dans la ville. Leur binôme met en lumière la fluidité des réseaux qui s’appuient à la fois sur des acteurs locaux et des intermédiaires étrangers, le long des axes commerciaux de l’Afrique de l’Ouest.

Le mode opératoire des trafiquants
La drogue était dissimulée dans des ballots de vêtements d’occasion, communément appelés « Bocho » dans la région. Ces marchandises provenaient de Lomé, au Togo, et transitaient par Niamey avant d’atteindre leur destination finale au Nigeria. L’enquête révèle que les trafiquants exploitent ainsi les flux commerciaux légaux et massifs de fripes entre le Togo, le Niger et le Nigeria. Ce camouflage rend la détection extrêmement difficile pour les services de lutte antidrogue.
Cette opération met également en lumière le rôle crucial de la population. Les enquêteurs de l’OCRTIS ont agi sur la base d’une information fiable fournie par des habitants de Zinder. La collaboration citoyenne s’avère un levier essentiel dans la lutte contre le narcotrafic, surtout dans le contexte sécuritaire sahélien actuel. Les autorités saluent ce geste et soulignent l’importance de maintenir un lien de confiance entre les forces de l’ordre et les communautés.
Appel à la vigilance
À l’issue de cette saisie, l’OCRTIS renouvelle son appel à la vigilance. Toute information concernant des activités suspectes peut être communiquée de manière confidentielle via les numéros verts gratuits de la Police Nationale : le 8383 et le 17. La sécurité de tous repose aussi sur la mobilisation de chacun.