Tensions diplomatiques entre le Nigeria et l’AES sur la lutte antiterroriste

Tensions diplomatiques entre le Nigeria et l’AES sur la lutte antiterroriste

Tensions diplomatiques entre le Nigeria et l’Alliance des États du Sahel sur la lutte antiterroriste

Tensions diplomatiques entre le Nigeria et l'AES sur la lutte antiterroriste

Les relations entre le Nigeria et les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) connaissent un nouveau pic de tensions. Les déclarations récentes du président nigérian Bola Ahmed Tinubu, tenues fin juillet face à des chefs traditionnels locaux, ont suscité une réaction vive à Bamako, Niamey et Ouagadougou.

Lors de cette rencontre, le dirigeant nigérian a pointé du doigt des groupes terroristes en provenance des pays frontaliers comme l’un des facteurs d’insécurité et d’enlèvements dans le nord du Nigeria. Une accusation que le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean-Marie Traoré, a immédiatement contestée. Dans un communiqué publié ce 7 août, il rappelle que le terrorisme constitue une menace partagée. « Le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Nigeria combattent le même adversaire », peut-on y lire. Le texte exprime par ailleurs le profond mécontentement de l’AES face aux propos du président Tinubu.

Des accusations jugées « inexactes » par Ouagadougou

Le même jour, les représentants des trois États membres de l’AES se sont réunis à Ouagadougou pour convoquer le chargé d’affaires nigérian. Ils ont dénoncé les déclarations de Bola Ahmed Tinubu, qu’ils estiment « infondées ». Selon eux, ces propos minimisent les efforts colossaux déployés par les armées du Sahel dans la lutte contre le terrorisme. « Nous ne sommes pas à l’origine de nos propres difficultés. Les vrais responsables se trouvent ailleurs », a déclaré le chef de la diplomatie burkinabè, réaffirmant ainsi la position de l’Alliance.

Cette montée des tensions s’inscrit dans un contexte régional déjà fragile. Depuis plusieurs années, la sécurité se dégrade dans le nord-ouest du Nigeria, notamment le long de la frontière avec le Niger. Les relations entre Abuja et ses voisins du Sahel s’étaient déjà dégradées en 2023, après le renversement du président nigérien Mohamed Bazoum.

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