Soutien présidentiel aux courses hippiques au Tchad pour 2026
Un engagement historique pour la filière hippique tchadienne
Le Grand Prix de la République 2026, organisé à l’hippodrome d’Afrouk aux portes de N’Djamena, a été marqué par une annonce majeure du Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno. Le président tchadien a réaffirmé son soutien indéfectible à la promotion des courses hippiques, un pilier du patrimoine culturel et sportif du pays. Plusieurs milliers de spectateurs, éleveurs et cavaliers se sont rassemblés pour célébrer cet événement traditionnel.
Lors de cette manifestation, le chef de l’État a pris part aux différentes épreuves avant de dévoiler une mesure phare : un appui financier exceptionnel destiné à dynamiser la filière équine nationale. Ce geste symbolique s’inscrit dans la continuité des efforts visant à valoriser un secteur où le cheval occupe une place centrale dans l’histoire et les traditions tchadiennes.
Un financement inédit pour relancer la passion équestre
C’est au nom du président que le ministre d’État directeur de cabinet de la Présidence, Aziz Mahamat Saleh, a détaillé les contours de ce soutien. Une enveloppe de 50 millions de francs CFA a été promise pour booster les compétitions locales et améliorer les races équines au Tchad. « Le Président de la République réaffirme son engagement à accompagner le développement des courses hippiques et la valorisation de la race chevaline tchadienne », a-t-il déclaré sous les ovations de l’assistance.

L’AEARCT, un acteur clé depuis plus de six décennies
Cette initiative a été saluée par l’Association des éleveurs et acteurs des courses hippiques du Tchad (AEARCT), fondée en 1963 à Fort-Lamy (aujourd’hui N’Djamena). Selon son président, Idriss Ahmed Idriss, cette structure représente bien plus qu’une simple organisation : « un creuset du vivre-ensemble tchadien ». Elle a su fédérer des personnalités de toutes les régions du pays autour d’une passion commune pour le cheval.
Dans son discours, le responsable a rappelé l’attachement historique des dirigeants tchadiens à la filière hippique. Ngarta Tombalbaye, ancien président, organisait régulièrement des épreuves équestres lors des visites officielles, tandis que Idriss Déby Itno suivait avec assiduité les compétitions retransmises à la télévision nationale.
Un projet ambitieux : l’hippodrome Hassan Guihini Khamis
L’AEARCT a particulièrement mis en avant la construction en cours du nouvel hippodrome d’Afrouk, baptisé en hommage à Hassan Guihini Khamis. Ce complexe, le premier du genre au Tchad, accueillera non seulement les courses mais aussi les locaux de l’association et un village hippique dédié. Cette infrastructure est perçue comme une révolution pour le secteur.
« Vous êtes le premier Chef d’État à inaugurer une telle structure », a souligné Idriss Ahmed Idriss, sous les applaudissements nourris du public. Il a également plaidé pour la pérennisation des financements via des mécanismes inspirés du pari mutuel, une solution éprouvée dans d’autres nations pour soutenir l’hippisme.

Le cheval, un symbole culturel et économique
Au-delà de son rôle sportif, l’hippisme incarne une tradition profondément ancrée dans plusieurs régions du Tchad. Le cheval y est bien plus qu’un animal : il représente un héritage, une fierté locale et un pilier économique pour de nombreuses communautés. La présence du président et l’annonce de ce plan de soutien sont donc perçues comme un pas décisif vers la modernisation et la professionnalisation de ce secteur ancestral.
Les acteurs locaux voient dans cette initiative une opportunité unique de structurer durablement la filière, tout en préservant les valeurs culturelles qui lui sont associées. Une avancée qui pourrait, à terme, positionner le Tchad sur la carte internationale des nations équestres.