Mali : attaque meurtrière du JNIM contre une caserne à San

Mali : attaque meurtrière du JNIM contre une caserne à San
Attaque terroriste

Mali : attaque meurtrière du JNIM contre une caserne à San

Une attaque d’une rare violence a frappé dimanche matin la ville de San, située au centre du Mali, faisant au moins dix morts parmi les militaires. L’assaut, revendiqué par les djihadistes du JNIM, a visé un camp de l’armée malienne, plongeant la zone dans une agitation immédiate. Selon des sources locales, des échanges de tirs intenses ont retenti dès cinq heures du matin, confirmant l’ampleur de l’affrontement.

Une personnalité militaire a reconnu des pertes humaines sans en préciser le nombre exact. « Des pertes ont été enregistrées parmi nos troupes, mais les évaluations sont encore en cours. Nos forces ont repris le contrôle de la situation », a-t-elle déclaré sous couvert d’anonymat.

Crédit Photo : DT

Un habitant de San a livré un témoignage poignant sur les événements : « C’était une attaque terroriste. Tout a commencé à cinq heures du matin. Nous avons entendu des explosions assourdissantes et des rafales continues. Le calme est revenu plus tard. » L’état-major malien, de son côté, a minimisé l’incident en évoquant une simple « tentative d’intrusion » sur la base militaire de San, survenue à cinq heures trente. Il a souligné qu’une « riposte ferme » avait permis de repousser les assaillants, garantissant que « la situation est désormais maîtrisée ».

Le JNIM revendique l’opération avec fierté

Le JNIM, bras armé d’Al-Qaïda au Sahel, a revendiqué l’attaque dans un communiqué diffusé dimanche. Le groupe djihadiste affirme avoir « pris le contrôle total d’une caserne de l’armée malienne » dans la ville de San, située dans la région de Ségou. Cette annonce intervient moins d’un mois après une autre attaque dévastatrice : le 18 juillet, au moins cinquante militaires avaient péri dans le nord du pays lors d’une embuscade tendue par une coalition de djihadistes du JNIM et de séparatistes touaregs du Front de Libération de l’Azawad. Il s’agissait alors de l’une des attaques les plus meurtrières pour les forces armées maliennes depuis le début du conflit.

Depuis 2012, le Mali fait face à une crise sécuritaire persistante, alimentée par les violences de groupes affiliés à Al-Qaïda et à l’État islamique, ainsi que par des tensions communautaires et des revendications indépendantistes touaregs. Cette instabilité s’ajoute à une crise économique profonde. Depuis les deux coups d’État de 2020 et 2021, le pays est dirigé par des militaires qui se sont engagés à rétablir la sécurité et à préserver l’intégrité territoriale du Mali.

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