Réseau de traite humaine démantelé au Cameroun : 13 arrestations pour escroquerie à l’emploi
Un vaste réseau de traite humaine démantelé au Cameroun : 13 personnes arrêtées
Sous couvert d’entreprises de marketing réseau, un groupe organisait des escroqueries à l’emploi en promettant à de jeunes Camerounais des postes bien rémunérés à l’étranger. Une opération de la gendarmerie nationale a permis de démanteler ce réseau et d’interpeller 13 de ses membres.
Des promesses d’emploi trop belles pour être vraies
Ce réseau criminel ciblait principalement des étudiants, des jeunes sans emploi et des demandeurs d’emploi. En se faisant passer pour des sociétés comme QNET, IGNITE ou UNIMEC, ses membres leur promettaient des opportunités de travail bien rémunérées à l’étranger. Une fois piégés, les victimes se retrouvaient souvent dans des situations de travail forcé ou d’exploitation.
Les arrestations et la fuite de deux suspects
Le 22 juin 2026, le directeur adjoint de la coordination centrale de la Gendarmerie nationale, Atangana Fiacre Kisito, a présenté à la presse les 13 membres arrêtés. Deux chefs présumés du réseau, soupçonnés de se trouver actuellement au Congo et en République centrafricaine, restent en fuite. L’enquête se poursuit dans plusieurs villes du Cameroun pour identifier d’éventuelles autres complices.
Une opération qui intervient après des signalements
Les autorités ont agi suite à des signalements de jeunes victimes ayant subi des préjudices financiers et psychologiques. La gendarmerie nationale a mené une enquête approfondie pour démanteler ce réseau et protéger d’autres potentiels candidats à l’exil.
Les 13 suspects arrêtés devront répondre de leurs actes devant les juridictions compétentes pour trafic d’êtres humains et escroquerie.