RDC : l’impasse du mécanisme de vérification, un officier expulsé au cœur du blocage

RDC : l’impasse du mécanisme de vérification, un officier expulsé au cœur du blocage

Malgré sa mise en place il y a près de quatre mois à Montreux, le Mécanisme conjoint de vérification élargie (MCVE+), conçu pour superviser l’application du cessez-le-feu entre Kinshasa et les rebelles de l’AFC/M23, demeure inopérant. Cette inertie est directement liée à l’expulsion d’un officier des Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) par l’AFC/M23, une faction bénéficiant du soutien rwandais. Cet officier, l’un des trois délégués congolais arrivés à Goma à la mi-juillet pour intégrer le MCVE+, a été contraint de quitter le mécanisme.

Des soldats de l'AFC/M23 patrouillent près du laboratoire Rodolphe Mérieux, de l'Institut national de recherche biomédicale (INRB), à Goma, le 19 mai 2026.

L’AFC/M23 justifie cette décision en affirmant que l’officier aurait appartenu aux services de renseignements militaires. Cette allégation a engendré un arrêt total des activités du MCVE+, dont le rôle est crucial pour désamorcer les tensions et garantir le respect de la trêve dans l’Est de la République Démocratique du Congo. L’absence de ce dispositif de contrôle soulève de sérieuses interrogations sur la capacité à maintenir la paix et à protéger les populations locales.

Face à cette situation délicate, la défense des autorités congolaises n’a pas encore été clairement articulée. Ce blocage du mécanisme de vérification du cessez-le-feu a des conséquences directes sur le terrain, où la confiance entre les parties est déjà fragile. La non-application des accords de Montreux, symbolisée par cette expulsion, maintient une incertitude persistante quant à l’évolution du conflit et à la possibilité d’une désescalade durable dans la région de Goma.

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