Ousmane Sonko président de l’assemblée du Sénégal : l’opposition dénonce une mascarade
À peine trois jours après son renvoi de la primature, Ousmane Sonko a été élu à la tête de l’Assemblée nationale du Sénégal ce 26 mai. La séance, lancée à 9 heures, s’est déroulée en un temps record, marquant l’arrivée du leader politique au perchoir. Surnommé par ses pairs le « gardien de la révolution », il a pris la parole pour sa première allocution en tant que président de l’institution législative.
Cette élection éclair survient après un contexte politique particulièrement agité. Ousmane Sonko, limogé de son poste de Premier ministre le 22 mai par le président Bassirou Diomaye Faye, a rapidement rebondi en s’imposant comme figure centrale à l’Assemblée. Son élection a été perçue comme un tournant par ses soutiens, tandis que l’opposition y voit une manœuvre controversée.
Dès l’ouverture des débats, les tensions étaient palpables. Les députés de l’opposition n’ont pas tardé à dénoncer une « mascarade » démocratique, remettant en cause la légitimité du processus. Pour eux, cette désignation rapide et sans réelle opposition reflète une instrumentalisation des institutions par le pouvoir en place.
Dans un pays où la vie politique est souvent rythmée par des rebondissements, l’élection d’Ousmane Sonko à la présidence de l’Assemblée nationale s’inscrit dans une dynamique de recomposition des forces. Son discours, attendu par de nombreux observateurs, pourrait bien redéfinir les équilibres politiques du Sénégal dans les mois à venir.