Ousmane sonko dénonce l’exclusion du pouvoir et refuse la coalition gouvernementale

Ousmane sonko dénonce l’exclusion du pouvoir et refuse la coalition gouvernementale

Une cohabitation impossible entre PASTEF et la présidence

Lors d’une déclaration publique marquante, le leader du PASTEF, Ousmane Sonko, a révélé les tensions qui ont entouré la formation du dernier gouvernement. Selon ses propos, les négociations avec le président Bassirou Diomaye Faye ont rapidement révélé un désaccord profond sur la répartition du pouvoir.

Un désaveu politique après des échanges tendus

Ousmane Sonko a souligné avoir perçu dès les premières discussions une volonté de la part de Bassirou Diomaye Faye de s’éloigner du PASTEF pour s’allier à d’autres forces politiques. Une décision que Sonko a immédiatement contestée, rappelant un principe constitutionnel selon lequel c’est la majorité qui doit diriger le pays. « C’est à nous de choisir un Premier ministre », a-t-il insisté, mettant en lumière le rôle central que devait jouer son parti dans l’exécutif.

Des sujets de discorde majeurs

Les deux parties ont abordé plusieurs thèmes cruciaux, parmi lesquels la dette publique, le pouvoir d’achat, les renégociations contractuelles ou encore la justice et la transparence financière. Pourtant, aucun compromis n’a pu être trouvé. « Dans le domaine de la justice, il n’y a aucun accord », a martelé Sonko, soulignant l’une des fractures les plus critiques entre les deux camps.

Une condition non négociable ignorée

Lors des échanges, Ousmane Sonko a posé une exigence claire : le PASTEF devait occuper une place majoritaire au sein du gouvernement de 30 ministres. Une demande qui, selon lui, n’a pas été prise en compte. Résultat : « Nous n’avons aucun poids sur les décisions qui se prennent », a-t-il déploré. Cette absence d’influence a conduit le parti à refuser toute participation à l’exécutif dirigé par Al Amine Lô.

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