Maroc et Nigeria unissent leurs forces pour financer le gazoduc atlantique
Dans un élan stratégique pour concrétiser le projet d’envergure du Gazoduc africain atlantique (GAA), le Maroc active ses réseaux diplomatiques afin de sécuriser les fonds indispensables à sa réalisation. En collaboration étroite avec le Nigeria, Rabat mise sur le soutien de deux institutions financières majeures : la Banque mondiale et l’Export-Import Bank des États-Unis (US Exim Bank). L’objectif ? Lever une enveloppe totale de 26 milliards de dollars, un montant colossal qui reflète l’ambition de ce gazoduc transcontinental.
D’après les déclarations de Youssef Amrani, ambassadeur du Maroc aux États-Unis, les discussions avec ces deux acteurs clés sont en phase avancée. Ce projet, souvent présenté comme un levier de développement économique pour l’Afrique de l’Ouest, vise à relier les réserves gazières nigérianes aux marchés marocains et européens. Une fois opérationnel, le GAA pourrait transformer durablement le paysage énergétique de la région, en favorisant l’accès à une énergie plus stable et abordable.
Les négociations en cours s’articulent autour de plusieurs axes : la viabilité économique du projet, les garanties de remboursement, ainsi que les retombées positives pour les économies locales. Les deux pays, unis par ce partenariat historique, tablent sur l’expertise et le soutien financier de ces institutions pour surmonter les défis logistiques et financiers inhérents à une telle infrastructure.
Ce projet s’inscrit dans une dynamique plus large de coopération sud-sud, où le Nigeria et le Maroc jouent un rôle de premier plan. Il illustre également la volonté africaine de réduire sa dépendance aux importations énergétiques tout en exploitant ses ressources naturelles de manière durable. Les prochains mois seront décisifs pour finaliser les accords et lancer les premières phases de construction.