Le Bénin, un levier d’opportunités économiques pour la corée du sud

Le Bénin, un levier d’opportunités économiques pour la corée du sud

Le Bénin, une porte d’entrée stratégique pour les investisseurs coréens

Séoul, 2 juin 2026 — Lors d’un entretien exclusif en marge de la Réunion des ministres des Affaires étrangères Corée-Afrique, la ministre béninoise des Affaires étrangères, Corinne Amori Brunet, a mis en lumière les atouts majeurs du Bénin pour séduire les entreprises sud-coréennes. Une occasion idéale pour promouvoir un pays en pleine transformation économique.

Un marché régional accessible et stable

Pour la diplomate, le Bénin se distingue comme un hub logistique incontournable en Afrique de l’Ouest. « Même si notre marché intérieur peut sembler modeste à première vue, il représente bien plus qu’une simple porte d’entrée », confie-t-elle. Le pays mise sur trois piliers : une stabilité politique rare dans la sous-région, des politiques pro-investissements et une position géographique stratégique.

Membre actif de la CEDEAO et de l’UEMOA, le Bénin joue un rôle clé dans les échanges commerciaux ouest-africains. Sa double casquette de plateforme maritime et de corridor de distribution en fait un partenaire de choix pour les investisseurs étrangers. « Notre priorité n’est pas l’exploitation minière, mais bien l’attractivité économique et la facilitation des échanges », précise-t-elle.

Des réformes ambitieuses pour attirer les capitaux étrangers

Depuis près de dix ans, le Bénin s’engage dans une modernisation en profondeur de ses infrastructures. Sous l’impulsion du président Romuald Wadagni, le gouvernement accélère les réformes pour créer un écosystème favorable aux investissements. Parmi les avancées majeures :

  • La numérisation complète des procédures douanières au port de Cotonou, l’un des plus dynamiques d’Afrique de l’Ouest ;
  • Le développement de la zone industrielle de Glo-Djigbé, un pôle économique clé ;
  • La digitalisation des services administratifs pour simplifier les démarches des entreprises.

« Ces transformations visent à faire du Bénin une destination de premier choix pour les investisseurs coréens », souligne Corinne Amori Brunet.

Coopération renforcée : économie, culture et histoire

La rencontre de Séoul a marqué un tournant dans les relations entre le Bénin et la Corée du Sud. « Nous partageons une vision commune : celle d’une croissance tirée par l’innovation et la discipline », explique la ministre. Les deux pays, ayant chacun connu une métamorphose économique rapide, pourraient collaborer dans des domaines variés :

  • Les investissements industriels ;
  • Les échanges culturels, notamment via la restitution d’artefacts béninois ;
  • La promotion du tourisme et des arts.

Un projet symbolique a particulièrement retenu l’attention : le retour en 2021 de 26 œuvres béninoises spoliées par la France, avec l’ambition d’organiser une exposition itinérante à Séoul. « Ces objets racontent notre histoire. Les partager avec le monde, c’est aussi renforcer nos liens avec la Corée du Sud », confie-t-elle.

Un premier voyage officiel sous le signe du partenariat

Corinne Amori Brunet, en poste depuis seulement quelques semaines, effectue ici son premier déplacement diplomatique officiel. Une visite qui s’inscrit dans la continuité du sommet Corée-Afrique de 2024, où des promesses avaient été échangées. « Aujourd’hui, il s’agit de passer des paroles aux actes », résume-t-elle.

Avec ces initiatives, le Bénin se positionne comme un partenaire fiable et innovant pour les entreprises coréennes. Une stratégie payante dans une Afrique en quête de développement durable et d’opportunités économiques.

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