Le Bénin renoue avec ses racines en naturalisant 28 descendants d’africains

Le Bénin renoue avec ses racines en naturalisant 28 descendants d’africains

Le Bénin renoue avec ses racines en naturalisant 28 descendants d’Africains

Une cérémonie solennelle s’est tenue au Complexe judiciaire de Cotonou pour officialiser l’octroi de la nationalité béninoise à vingt-huit Afro-descendants. Cet événement, organisé par le ministère de la Justice et de la Législation, s’inscrit dans une démarche mémorielle visant à réaffirmer les liens entre le Bénin et sa diaspora dispersée à travers le monde.

Cérémonie de naturalisation au Bénin

Une reconnaissance mémorielle et juridique

Sous la présidence du Garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, Yvon Detchenou, la cérémonie a rassemblé plusieurs hauts responsables, dont la ministre des Affaires étrangères, Corinne Amori Brunet, et la conseillère technique du ministre de la Justice, Rose-Marie Sossa. Ce moment historique s’articule autour de deux axes majeurs : la reconnaissance des racines africaines et la réparation symbolique des séquelles de la traite transatlantique.

La date du 30 juillet n’a pas été choisie au hasard. Elle coïncide avec la Journée mondiale de lutte contre la traite des êtres humains, renforçant ainsi la dimension symbolique de l’événement. Selon Rose-Marie Sossa, cette naturalisation ne se limite pas à un simple document administratif : « Elle représente un engagement envers l’histoire, les valeurs et les institutions du Bénin, tout en offrant la possibilité de transmettre cette nationalité aux générations futures. »

Des témoignages émouvants de rediscovery identitaire

Les nouveaux Béninois, originaires des États-Unis, d’Haïti et d’autres pays, ont partagé des récits poignants lors de cette cérémonie. God Win Louis, Afro-descendant haïtien, a exprimé sa profonde émotion : « Mes ancêtres viennent de Sakété et d’Allada. Après dix ans de pèlerinage au Bénin, je me sens aujourd’hui pleinement Béninois. »

Pour Fresner Delva, originaire des États-Unis, cette reconnaissance est bien plus qu’un acte administratif. « C’est une réparation d’une injustice historique et la restauration d’une identité longtemps bafouée », a-t-il déclaré. Ces témoignages illustrent la portée émotionnelle et symbolique de cette initiative, qui dépasse largement le cadre juridique pour toucher au cœur de l’identité et de la mémoire collective.

Participants à la cérémonie de naturalisation

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