Haut-uele : la cellcom du gouvernorat dément les accusations de connivence entre bakomito et nangaa
À la suite de l’article intitulé « Insécurité à Isiro : Jean Bakomito ferait-il le lit à Corneille Nangaa ? », la Cellule de communication du gouvernorat du Haut-Uele a rapidement réagi pour défendre l’image du gouverneur. Voici le texte intégral de la mise au point signée par Muammar Awoni, chef de cette Cellcom :
« Je souhaite apporter quelques éclaircissements concernant l’article publié par votre média. Premièrement, contrairement à ce qui a été avancé, aucune paralysie des activités économiques n’a été constatée à Isiro, chef-lieu du Haut-Uele, le 17 juin 2026. Une vérification sérieuse auprès des acteurs locaux montrerait que cette information est infondée. Deuxièmement, l’article mentionne l’absence d’activités scolaires. Or, conformément au calendrier scolaire de la République Démocratique du Congo, les établissements sont généralement en fin d’année académique en juin. De plus, aucune marche n’a eu lieu à Isiro à cette date. Dès lors, sur quels éléments objectifs vous fondez-vous pour qualifier le Gouverneur Jean Bakomito Gambu de proche ou de soutien de Corneille Nangaa ? Il est utile de rappeler que l’engagement du Gouverneur pour la paix dans toute la province est largement reconnu. Il fait partie des figures de la Grande Orientale qui multiplient les actions de sensibilisation contre les ennemis de la République, notamment ceux alliés à Paul Kagame, dont Corneille Nangaa. Ce dernier est considéré par de nombreux Congolais comme l’un des principaux responsables des violences qui ont endeuillé l’Est du pays via les attaques de l’AFC/M23. Dans cette démarche, les actes de banditisme urbain ayant perturbé la quiétude d’Isiro ont été maîtrisés, et aucun cas majeur d’insécurité n’est actuellement signalé. Dans le territoire de Watsa, particulièrement à Mungbere, où des incursions présumées des ADF ont été notées, la situation est sous contrôle grâce au professionnalisme des FARDC. La présence du Chef d’État-Major Général Adjoint des FARDC chargé des opérations et renseignements témoigne de l’attention présidentielle. Les opérations de ratissage se poursuivent pour rétablir durablement la paix et permettre le retour des déplacés. Par ailleurs, le Gouverneur Bakomito a doté les FARDC de véhicules et de moyens logistiques pour renforcer l’efficacité des opérations. Compte tenu de ces éléments, les accusations contre l’autorité provinciale semblent sans fondement et visent à ternir son image. Le Gouverneur Jean Bakomito Gambu reste un défenseur résolu de sa province face aux ennemis de la République, et il poursuit son action dans le cadre de la vision du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo pour la paix, la sécurité et le développement de la RDC. Au nom du respect de la vérité et de l’éthique journalistique, nous invitons votre média à faire preuve de plus de rigueur et à vérifier les informations avant toute publication susceptible de porter atteinte à la réputation des personnes ou institutions. » — Muammar Awoni, Chef de la Cellule de Communication du Gouvernorat Haut-Uele.
NDLR : La rédaction prend acte de cette mise au point mais formule les observations suivantes :
1. Nier que la ville d’Isiro ait connu une paralysie le 17 juin dernier revient à se cacher derrière son doigt. D’ailleurs, le ministre provincial de la Communication et médias, porte-parole du Gouvernement, ARAMA ODINGO-KIRO Emmanuel, a réagi à un article similaire en écrivant : « Le Gouvernement provincial ne conteste pas le droit de la population d’exprimer pacifiquement et légalement ses préoccupations. Il considère chaque revendication relative à la sécurité avec sérieux. Cependant, une manifestation ou une journée de paralysie des activités ne saurait être transformée en preuve d’une prétendue complicité du Gouverneur avec un mouvement armé. » Qui dit mieux ?
2. L’accusation de connivence avec Corneille Nangaa n’émane pas de notre média. Nous avons simplement rapporté ce qui se dit sur le gouverneur Bakomito en période critique, en lui posant indirectement la question dans le titre. Cette mise au point permet de couper court aux rumeurs et fausses accusations, si fausseté il y a.