Dans un communiqué adressé au souverain Mohammed VI, Donald Trump a réitéré le soutien indéfectible des États-Unis à la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, tout en saluant le plan d’autonomie proposé par Rabat.
Le président américain a transmis un message clair au roi Mohammed VI, réaffirmant que les États-Unis maintiennent leur reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental. Il a également apporté un soutien sans réserve au plan d’autonomie présenté par Rabat, le qualifiant de « solution réaliste et pérenne » pour résoudre le conflit qui dure depuis des décennies.
Donald Trump a souligné que ce plan représente « la seule voie sérieuse capable de garantir une issue juste et durable au différend », tout en condamnant fermement le maintien du statu quo, jugé « inacceptable ». Pour lui, une résolution rapide du conflit permettrait de « stimuler la prospérité et renforcer les liens entre les nations africaines ».
La position américaine s’inscrit dans la continuité de la reconnaissance historique décidée fin 2020, lorsque Donald Trump avait, en pleine fin de mandat, officialisé la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental. Cette décision s’accompagnait alors d’un accord historique entre le Maroc et Israël, permettant au royaume chérifien de rejoindre les accords d’Abraham.
Les États-Unis ont également salué le rôle central du Maroc dans la stabilité régionale, le présentant comme un partenaire stratégique incontournable dans la lutte contre le terrorisme et les défis sécuritaires en Afrique. Le président américain a tenu à souligner « l’engagement visionnaire » du roi Mohammed VI pour la paix et la sécurité, tant au niveau régional qu’international.
À cette occasion, Donald Trump a annoncé le renforcement de la coopération entre Washington et Rabat, notamment dans la zone sahélienne, où les deux pays entendent intensifier leurs efforts pour renforcer la sécurité et stabiliser la région.
Contexte historique du conflit
Le Sahara occidental, riche en ressources naturelles comme les phosphates et les ressources halieutiques, reste un territoire au cœur des tensions en Afrique du Nord. Ce différend oppose le Maroc et l’Algérie, cette dernière soutenant officiellement le Front Polisario, qui revendique l’indépendance de l’ancienne colonie espagnole.
Le Maroc propose un plan d’autonomie octroyant une large autonomie au territoire tout en préservant sa souveraineté. De son côté, le Front Polisario exige l’organisation d’un référendum d’autodétermination pour permettre aux Sahraouis de choisir leur avenir politique.
L’origine du conflit remonte à 1975, lorsque l’Espagne a quitté le territoire après plus de 90 ans de colonisation. Le départ des Espagnols a plongé la région dans une guerre entre le Maroc et le Front Polisario, jusqu’à la signature d’un cessez-le-feu en 1991 sous l’égide de l’ONU.
Rabat considère le Sahara occidental comme une partie intégrante de son territoire, s’appuyant sur des siècles d’allégeance entre les tribus sahraouies et la monarchie marocaine. L’Algérie, en revanche, soutient le Front Polisario, qui a proclamé en 1976 la « République arabe sahraouie démocratique », estimant que seule une autodétermination totale peut mettre fin au conflit.
L’an dernier, à l’occasion du cinquantenaire de la Marche verte de 1975, où près de 350 000 civils marocains avaient convergé vers le Sahara espagnol, le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté une résolution historique. Ce texte reconnaît le plan d’autonomie marocain comme « la base la plus crédible » pour une solution pacifique au conflit.
Adoptée à une large majorité (11 voix pour, aucune contre), cette résolution a relancé les négociations entre les parties, invitant à des discussions fondées sur la proposition marocaine formulée en 2007. Elle souligne que ce plan pourrait représenter « la solution la plus pragmatique et réaliste » pour mettre un terme à près de cinquante ans de tensions.
Lors de cette annonce, le roi Mohammed VI avait affirmé que le Maroc entrait dans « une phase décisive de son histoire », déclarant avec force : « L’heure de l’unité marocaine a sonné. »