Crise politique au Mali : l’ONU dénonce la répression et l’absence d’élections

Crise politique au Mali : l’ONU dénonce la répression et l’absence d’élections

crise politique au Mali : l’ONU dénonce la suspension des élections et la répression

Les Nations unies, par la voix de leur Haut-Commissaire aux droits de l’homme Volker Türk, tirent la sonnette d’alarme concernant l’évolution préoccupante de la situation politique au Mali. L’organisation internationale s’inquiète notamment de l’intensification de la répression envers la société civile et de l’absence totale d’élections démocratiques dans le pays.

crise politique au Mali : l'ONU dénonce la suspension des élections et la répression

Volker Türk, Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, a formulé des recommandations urgentes aux autorités maliennes. Il met en garde contre « les lois récentes qui risquent de compromettre durablement le respect des droits humains au Mali ». L’ONU exhorte les responsables de la transition à abroger immédiatement ces textes jugés problématiques.

mandat présidentiel illimité et dissolution des partis politiques : les mesures controversées

Depuis juillet, le général Assimi Goïta, chef de la junte au pouvoir depuis 2021, a fait adopter une loi lui octroyant un mandat présidentiel illimité. Cette décision transforme de facto le général en président de la République. « Ces modifications législatives ferment définitivement la porte à toute élection démocratique dans un avenir proche », déclare Volker Türk. Elles violent en effet le droit fondamental des citoyens maliens à participer aux affaires publiques, à voter et à se présenter aux scrutins. « Ces mesures doivent être supprimées sans délai », insiste le Haut-Commissaire.

Deux mois plus tôt, en mai, les partis politiques ont été dissous par les autorités. Le dossier est actuellement entre les mains de la Cour constitutionnelle malienne.

arrestations arbitraires : la société civile sous pression

Parallèlement, les autorités maliennes multiplient les arrestations ciblant des figures de la société civile et d’anciens responsables politiques. Parmi les personnalités détenues figurent le militant anti-corruption Clément Dembélé et l’ex-Premier ministre Choguel Maïga. « L’augmentation alarmante des détentions arbitraires, souvent basées sur des accusations vagues d’atteinte à la crédibilité de l’État, est profondément inquiétante », souligne Volker Türk. Il exige la libération immédiate et inconditionnelle de toutes les personnes détenues pour avoir simplement exprimé leur opinion. « Il est urgent de mettre fin à cette instrumentalisation politique de la justice contre la dissidence », ajoute-t-il.

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