Cameroun : la blessure d’Oumar, 20 ans, qui révèle l’engrenage de Boko Haram dans l’Extrême-Nord
Cameroun : la blessure d’Oumar, 20 ans, qui révèle l’engrenage de Boko Haram dans l’Extrême-Nord
Dans l’Extrême-Nord du Cameroun, l’attaque subie par Oumar, un jeune chrétien de 20 ans, n’est pas un simple fait divers. Elle met en lumière les conséquences directes de la violence de Boko Haram sur les populations civiles : des vies brisées, des familles endeuillées et une insécurité qui pèse sur toute une région. Son témoignage, recueilli par l’organisation Portes Ouvertes, illustre l’impact durable de ces exactions sur la jeunesse et les communautés locales.
Un communiqué qui alerte sur le sort des chrétiens
Le 18 septembre, l’ONG Portes Ouvertes a publié un communiqué appelant les chrétiens du monde entier à prier pour Oumar, victime de la persécution de Boko Haram dans l’Extrême-Nord du Cameroun. Ce geste vise à attirer l’attention sur une situation qui se dégrade et sur ses répercussions humaines.
Le Cameroun, 37e pays le plus persécuteur pour les chrétiens
D’après l’Index mondial de persécution des chrétiens 2026, le Cameroun occupe la 37e place. La violence y est alimentée par la présence de groupes extrémistes comme Boko Haram et l’ISWAP, actifs dans l’Extrême-Nord. Ces groupes menacent, enlèvent et convertissent de force des chrétiens à l’islam, une pratique qui a des conséquences dramatiques sur la vie des habitants.
Janvier dernier : l’attaque qui a changé sa vie
En janvier dernier, des assaillants ont fait irruption dans le village d’Oumar. Ils ont tué plus de douze personnes, dont le frère de son voisin, un père de sept enfants. Cette attaque a plongé la communauté dans la terreur et laissé des séquelles profondes.
Oumar raconte : « Après m’avoir fait sortir de la ville, je leur ai dit que je ne partirais pas avec eux. J’ai appelé à l’aide, et c’est alors qu’ils m’ont tiré dessus. » Touché à la jambe, il a été transporté d’urgence à l’hôpital où il a été opéré. Mais la balle n’a pas pu être extraite, et il souffre encore aujourd’hui. « J’attends que Dieu m’aide dans ma souffrance », confie-t-il.
Trois appels à la prière pour Oumar et la région
Portes Ouvertes a partagé trois intentions de prière : remercier Dieu d’avoir protégé Oumar de « cette attaque dévastatrice », demander sa guérison totale alors qu’il continue de recevoir des soins, et prier pour « la paix et la délivrance dans toute la région de l’Extrême-Nord du Cameroun ».
Mélanie Boukorras