Attaque boko haram Cameroun : huit morts dans l’extrême-nord

Attaque boko haram Cameroun : huit morts dans l’extrême-nord

Huit victimes et une blessée dans une nouvelle attaque de Boko Haram dans l’Extrême-Nord Cameroun

Une vague de violence a frappé la région de l’Extrême-Nord du Cameroun dans la nuit de vendredi à samedi. Selon les informations recueillies sur place, des combattants de Boko Haram ont mené une attaque meurtrière dans le village de Kangaleri, situé dans le département du Mayo-Sava.

Vers 23 heures, les assaillants ont fait irruption dans le village, semant la terreur et la destruction. Six personnes ont été tuées sur le champ, tandis que trois autres, grièvement blessées, ont été évacuées vers les centres de soins les plus proches. Malheureusement, deux de ces victimes n’ont pas survécu à leurs blessures, portant le bilan provisoire à huit morts. Une personne blessée reste sous surveillance médicale, toujours dans un état critique.

Les attaques nocturnes restent la signature des combattants de Boko Haram, qui profitent de l’obscurité pour frapper avant de disparaître rapidement. Les autorités locales tentent désormais de reconstituer les circonstances exactes de cette attaque et d’identifier les victimes. Les premiers éléments recueillis ne permettent pas encore de déterminer si des responsables locaux ou des civils ciblés étaient visés.

Dans la même nuit, une seconde attaque a été signalée à Tourou, une localité proche de la frontière avec le Nigeria, dans l’arrondissement de Mokolo. Les assaillants, également attribués à Boko Haram, ont pillé des biens et du bétail avant d’endommager un marché situé non loin du centre-ville. Aucun bilan humain n’a été annoncé pour cette seconde incursion, mais les dégâts matériels sont importants.

L’Extrême-Nord du Cameroun reste une zone particulièrement exposée aux violences perpétrées par les groupes armés, malgré les efforts militaires déployés par l’armée camerounaise et ses alliés de la Force multinationale mixte (FMM) dans le bassin du lac Tchad. Les populations locales vivent sous la menace constante de ces attaques, qui perturbent leur quotidien et leur sécurité.

ouagadirect