Assassinat de martinez zogo : des preuves accablantes projetées au tribunal de Yaoundé

Assassinat de martinez zogo : des preuves accablantes projetées au tribunal de Yaoundé

Un tournant judiciaire marqué par des images insoutenables

Les audiences des 1er et 2 juin 2026 au Tribunal militaire de Yaoundé ont révélé des preuves accablantes dans l’affaire de l’assassinat du journaliste Martinez Zogo. Le rapport forensique présenté par le Pr. Georges Bell Bitjoka, expert en cybersécurité, a permis de faire émerger des éléments cruciaux, bouleversant l’ensemble de la procédure.

Parmi ces éléments, trois vidéos inédites, issues du compte Google Cloud d’un accusé en fuite, ont été projetées. Leur contenu, d’une violence extrême, a provoqué une émotion intense dans la salle d’audience. On y voit le journaliste Martinez Zogo, ligoté et torturé, son oreille gauche partiellement tranchée, implorant ses bourreaux.

Des découvertes technologiques et financières déterminantes

L’analyse technique du Pr. Georges Bell Bitjoka a permis de relier directement certains accusés à l’exécution du crime. Les échanges numériques entre l’ex-directeur des opérations de la DGRE (Justin Danwe) et d’autres protagonistes ont été mis en lumière, tout comme un circuit financier impliquant une somme de 35 millions de FCFA.

Cependant, malgré ces avancées, des zones d’ombre persistent. Aucun lien technologique formel n’a encore été établi entre les téléphones de l’ex-patron de la DGRE, Léopold Maxime Eko Eko, et celui de l’homme d’affaires Jean-Pierre Amougou Belinga. Leurs conversations avec Justin Danwe, en partie effacées, compliquent l’enquête.

Des débats tendus et une méthodologie contestée

Le 2 juin 2026, l’audience a repris dans une atmosphère lourde, marquée par les révélations de la veille. Le Pr. Georges Bell Bitjoka a été longuement interrogé par le Ministère public et les avocats de la défense. Ces derniers ont contesté la méthodologie employée, tandis que les avocats des ayants droit de Martinez Zogo ont salué l’apport majeur de ce rapport, tout en émettant des réserves sur son exhaustivité.

Face aux critiques, l’expert a réaffirmé avoir mené une analyse strictement technique, sans interprétation personnelle ni jugement juridique. Le tribunal a finalement clos cette session en fin de nuit, reportant les débats aux 22 et 23 juin 2026 pour approfondir les investigations.

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