Le leader de Pastef a opéré une volte-face remarquée sur la question du Conseil constitutionnel. En l’espace de quelques jours seulement, son attitude a considérablement évolué. Après l’invalidation d’un texte parlementaire visant à renforcer les pouvoirs des députés au détriment de ceux du président, Sonko avait pourtant plaidé pour l’acceptation de cette décision.
« Chaque institution doit respecter son rôle dans le cadre démocratique. Lorsque les règles sont appliquées, aucun conflit ne devrait émerger », avait-il alors affirmé. Pourtant, lors de l’inauguration du siège de Pastef à Touba, son discours a pris une tout autre direction. Face à ses partisans, il a vivement contesté la décision des sept magistrats constitutionnels.
« Ce n’est pas acceptable que les députés soient contraints de voter des lois uniquement pour satisfaire le président. La situation actuelle est alarmante », a-t-il dénoncé avec force. Il a également pointé du doigt la fréquence des saisines du Conseil constitutionnel par le chef de l’État. « Depuis quelques semaines, le président recourt systématiquement à cette instance », a-t-il souligné, en référence à Bassirou Diomaye Faye.