Les autorités maliennes ont annoncé, via un arrêté diffusé à la télévision nationale, la suspension immédiate de la circulation des motos de 125 cm³ et plus en dehors de Bamako et des principales agglomérations du pays. Cette décision s’inscrit dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu, marqué par une recrudescence des attaques jihadistes et un blocus imposé sur plusieurs axes routiers menant à la capitale.
La moto représente en effet un moyen de déplacement privilégié pour les groupes armés opérant au Mali. Selon le texte officiel, « la circulation des motocyclettes de 125 cm³ et plus est désormais interdite hors des grandes villes maliennes, à l’exception du district de Bamako ainsi que des chefs-lieux de Région, de Cercle et d’Arrondissement ».
Une interdiction étendue à l’importation et à la commercialisation
En complément de cette restriction de circulation, les autorités ont également décidé de suspendre « l’importation, le transit, la commercialisation, la vente et la distribution gratuite des motocyclettes de 125 cm³ et plus, ainsi que leurs accessoires » sur l’ensemble du territoire malien. Ces mesures visent à limiter la mobilité des groupes armés et à renforcer le contrôle des flux logistiques.
Le Mali traverse actuellement une crise sécuritaire majeure, aggravée par des attaques d’envergure menées fin avril par des groupes jihadistes alliés au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) et par la rébellion du Front de libération de l’Azawad (FLA). Depuis le 30 avril, un blocus est imposé sur plusieurs routes stratégiques menant à Bamako, aggravant la situation humanitaire et économique du pays.
