Romuald Wadagni réorganise l’État béninois : dissolution d’agences clés
Le chef de l’État béninois, Romuald Wadagni, a lancé une vaste réforme administrative en supprimant plusieurs agences héritées de l’ère Talon, marquant ainsi une rupture nette avec la gouvernance antérieure.
Cette opération de dissolution, qui impacte principalement les secteurs de la culture et du tourisme, s’inscrit dans une démarche globale visant à rationaliser les structures étatiques. Elle constitue le point de départ d’une stratégie claire pour imprimer une nouvelle orientation à l’action gouvernementale.
Dès son arrivée au pouvoir, le nouveau président a choisi de redéfinir les mécanismes de mise en œuvre de l’action publique en supprimant plusieurs entités. Parmi celles-ci figurent l’Agence de développement des arts et de la culture (Adac), l’Agence Bénin Tourisme, ainsi que l’Agence nationale de promotion des patrimoines et de développement du tourisme (Anpt), qui servait jusqu’alors de bras opérationnel pour faire du Bénin une destination touristique majeure.
L’objectif affiché derrière cette restructuration d’envergure est de mettre fin à la dispersion des ressources et d’optimiser l’organisation administrative nationale. Le décret présidentiel pose les bases d’une gouvernance plus resserrée, mais les modalités de transfert des compétences de ces agences dissoutes, ainsi que le sort de leurs personnels, restent à préciser par les autorités compétentes.
En posant cet acte politique fort dès les premiers mois de son mandat, Romuald Wadagni donne le ton de sa gouvernance et montre sa détermination à rationaliser l’appareil d’État.