Rdc: le m23 accusé d’enrôlements forcés et de détentions inhumaines par human rights watch

Rdc: le m23 accusé d’enrôlements forcés et de détentions inhumaines par human rights watch

Un rapport de Human Rights Watch, rendu public le 10 juin, révèle que le M23 a procédé à des recrutements forcés massifs dans l’est de la République démocratique du Congo. L’organisation pointe aussi des conditions de détention inhumaines qui ont entraîné la mort de centaines de détenus.

RDC : HRW accuse le M23 d’enrôlements forcés massifs et de détentions inhumaines dans l’est du pays

Recrutements forcés à grande échelle

D’après le rapport de Human Rights Watch, le M23 a renforcé ses opérations de recrutement forcé après la conquête de Goma et Bukavu en début d’année 2025. Des milliers d’individus, incluant des soldats congolais, des combattants de groupes armés locaux et des civils, auraient été arrêtés et enfermés dans des centres de détention improvisés. Des témoins ont confié à l’ONG que les enlèvements se déroulaient dans la rue, au domicile des victimes ou lors de rassemblements dans des écoles et églises, avant d’être conduits vers des camps militaires.

Mineurs parmi les victimes

Le rapport souligne que certains captifs étaient âgés d’à peine 12 ans. Beaucoup d’entre eux auraient été envoyés dans des centres de formation où ils recevaient un entraînement militaire et idéologique destiné à les intégrer aux rangs du M23. Human Rights Watch affirme que ces recrutements se faisaient sous la contrainte, les détenus étant menacés de mort s’ils refusaient de rejoindre le groupe armé.

Conditions de détention dénoncées

L’ONG décrit des conditions de détention particulièrement sévères, marquées par la surpopulation, le manque de nourriture et d’eau ainsi que des violences physiques répétées. D’anciens détenus ont déclaré avoir assisté à des décès causés par la faim, la déshydratation, les mauvais traitements ou des exécutions sommaires. Selon Human Rights Watch, le nombre exact de victimes reste inconnu, mais les témoignages recueillis suggèrent que des centaines de personnes pourraient avoir péri dans ces camps.

Accusations visant également le Rwanda

Des témoins affirment avoir reconnu des officiers du M23 parmi les gardiens. D’autres indiquent que des instructeurs et des geôliers étaient rwandais et que certains portaient l’uniforme de l’armée rwandaise. Ces allégations surviennent dans un climat de tensions régionales, alors que Kigali nie toujours tout soutien militaire direct au M23.

ouagadirect