PHC en RDC : une campagne de diffamation orchestrée par un maître-chanteur
Un individu, se présentant comme journaliste mais en réalité animateur de télévision, est au cœur d’une vaste opération de chantage. Il exploite sa plateforme télévisuelle et les réseaux sociaux pour extorquer des fonds à des personnalités politiques et des chefs d’entreprise en République démocratique du Congo. Après une récente tentative de dénigrement infondée visant le ministre d’État Guy Loando Mboyo et le ministre José Mpanda Kabangu, pour laquelle il aurait perçu 100 000 USD, cet individu s’attaque désormais au Vice-Premier Ministre Jean-Pierre Lihau et exerce un chantage sur le ministre Jean-Lucien Busa concernant le dossier des Plantations et Huileries du Congo (PHC), une affaire pourtant d’une clarté irréprochable.
À travers ses diffusions vidéo, cet animateur de télévision, autoproclamé journaliste, cible sans relâche la société PHC, ses dirigeants, ses actionnaires, ainsi que plusieurs figures publiques congolaises. Ses attaques portent sur le retrait volontaire de l’État congolais de son actionnariat au sein de PHC, un processus mené sous l’égide de Jean-Lucien Busa, alors ministre du Portefeuille.
Initialement mal informée par les détracteurs de PHC, la Première Ministre Judith Suminwa avait demandé au ministre d’État, ministre de la Justice, de saisir la justice. Ce dernier, agissant au nom de l’État congolais, a porté l’affaire devant le Tribunal de commerce, où elle fut enregistrée sous le numéro RRC 222. À l’issue du procès, le tribunal a rendu une ordonnance confirmant la pleine validité et la régularité du processus de désengagement de l’État congolais du capital de PHC.
Cependant, cette décision de justice n’a pas été acceptée par les adversaires de PHC, qui, mus par l’envie et le désir de prendre le contrôle de l’entreprise, ont de nouveau fait appel à cet animateur-maître-chanteur pour mener une campagne de dénigrement contre la société et ses responsables. Ce nouvel accord aurait été conclu pour un montant de 50 000 USD.
Dans un communiqué publié le lundi 6 juillet, PHC a fermement dénoncé la propagation d’informations fallacieuses à son encontre. La société a rappelé qu’elle opère en stricte conformité avec les lois de la République démocratique du Congo, sous la supervision des autorités compétentes et en adhérant aux règles de gouvernance applicables à ses activités.
PHC insiste sur le fait que toute tentative de remettre en question la décision du Tribunal de commerce, saisi par l’État congolais lui-même, par le biais d’allégations infondées, de campagnes de désinformation ou de propos calomnieux, ne saurait altérer la validité de cette décision judiciaire.
Tout en réaffirmant son engagement envers la liberté d’expression et la liberté de la presse, PHC souligne que ces libertés ne peuvent en aucun cas justifier la diffusion d’accusations graves, diffamatoires et mensongères qui porteraient atteinte à l’honneur, à la réputation et aux intérêts légitimes de la société, de ses dirigeants, de ses actionnaires ou de toute autre partie concernée.
Les Plantations et Huileries du Congo ont également précisé, dans ce document, qu’elles se réservent le droit d’engager toutes les procédures judiciaires nécessaires contre les auteurs, coauteurs ou toute personne relayant sciemment des propos diffamatoires ou des informations manifestement fausses, afin que chacun réponde de ses actes devant les juridictions compétentes.
