Paul Biya en suisse pour des soins médicaux, franck biya sillonne le Cameroun en campagne
Alors que le président Paul Biya séjourne en Suisse pour des raisons médicales, son fils Franck Biya multiplie les déplacements à travers le Cameroun, laissant planer des interrogations sur une éventuelle préparation à la succession. Ce double mouvement, entre soins à l’étranger et campagne sur le terrain, alimente les spéculations au sein de la classe politique camerounaise.
Le chef de l’État, âgé de 92 ans, a quitté Yaoundé il y a plusieurs semaines pour se rendre dans une clinique privée en Suisse, où il bénéficie d’un suivi régulier. Les autorités camerounaises n’ont pas communiqué officiellement sur la durée de ce séjour, mais des sources proches de la présidence évoquent un bilan de santé de routine. Cette absence prolongée, cependant, suscite des commentaires dans les cercles politiques, d’autant que son fils Franck Biya intensifie ses apparitions publiques.
Franck Biya, souvent considéré comme un possible héritier politique, a entamé une série de visites dans plusieurs régions du pays, rencontrant des chefs traditionnels, des jeunes et des responsables locaux. Sans se déclarer officiellement candidat, il tient des discours axés sur le développement et l’unité nationale, ce que certains analystes interprètent comme une campagne discrète en vue de l’élection présidentielle de 2025.
Cette situation inédite – un président soigné à l’étranger tandis que son fils fait campagne – interroge sur la gestion du pouvoir et la transition au Cameroun. Paul Biya, au pouvoir depuis 1982, n’a pas désigné de successeur. Ses déplacements médicaux réguliers en Suisse, où il possède une résidence, sont souvent couverts par le secret médical. Mais la concomitance avec l’activité politique de Franck Biya alimente les rumeurs d’une passation en préparation.
Pour l’instant, ni la présidence ni le parti au pouvoir, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), n’ont commenté ces événements. L’opinion publique reste partagée entre ceux qui voient dans cette situation une gestion normale des circonstances et ceux qui redoutent une crise politique latente. Les prochaines semaines seront décisives pour comprendre si le Cameroun s’achemine vers une transition ou si Paul Biya entend garder les rênes du pays.