Paris s’enflamme après le deuxième titre du psg en ligue des champions

Paris s’enflamme après le deuxième titre du psg en ligue des champions

Paris s’enflamme après le deuxième titre du PSG en Ligue des champions

Les rues de Paris ont vibré samedi soir à l’annonce de la victoire du PSG face à Arsenal en finale de la Ligue des champions (1-1, 4-3 aux tirs au but). Entre chants de supporters, fumigènes et interpellations, la capitale a connu une nuit de célébrations et de tensions.

Une nuit de liesse et de chaos contrôlé

Dès les premiers tirs au but réussis, les Grands Boulevards et les Champs-Élysées se sont transformés en véritables foyers de célébration. Les chants « Sa-fo-nov » ont retenti à travers la ville, tandis que des fumigènes illuminaient le ciel parisien. Les supporters, réunis devant les écrans géants des bars bondés, ont vécu chaque tentative de penalty avec une intensité palpable.

Cependant, l’ambiance festive a rapidement basculé dans le chaos. Un mouvement de foule a éclaté après un raté décisif, entraînant une intervention musclée des forces de l’ordre. Les gaz lacrymogènes ont dispersé les célébrants, forçant chacun à se protéger le visage dans une panique générale.

Des feux d'artifice éclatent devant les CRS, samedi soir à Paris.
Des feux d’artifice éclatent devant les CRS, samedi soir à Paris.

131 interpellations : un bilan en demi-teinte

Les célébrations se sont poursuivies toute la soirée malgré les contrôles renforcés des forces de l’ordre. Les Champs-Élysées, bouclés par des fouilles systématiques, n’ont pas empêché l’arrivée de feux d’artifice et de pétards. Les supporters, regroupés pour chanter les nouveaux hymnes du PSG, ont été dispersés à plusieurs reprises par les CRS, créant un ballet de charges et de dispersions.

À 23 heures, la préfecture de police de Paris a annoncé 131 interpellations et un policier blessé. Un bilan bien moins lourd que l’année précédente, où 559 interpellations avaient été recensées lors de la victoire contre l’Inter Milan. « Il y a moins de débordements que l’année dernière, oui. Après, ce n’est pas fini, à voir comment ça va évoluer », a commenté un CRS près de la rue du Colisée.

Paris, capitale du football

Cette victoire du PSG a attiré des dizaines de milliers de supporters dans les rues, une affluence inédite depuis la Coupe du monde 2018. Dès le matin, l’atmosphère était électrique : les conversations ne tournaient qu’autour du match. Certains supporters avouaient même hésiter à rejoindre les festivités, redoutant de finir en garde à vue. « Je vais regarder le match à la maison, flemme de terminer en garde à vue bêtement ! », confiait un ancien à Ivry-sur-Seine.

La chaleur étouffante (37 °C en journée) et l’habitude des célébrations ont peut-être joué en faveur d’un calme relatif. « Il y a eu moins de stress cette fois-ci. On a déjà vécu ça il y a un an », soulignait Benji, un supporter aguerri. Pourtant, les stigmates de la fête étaient bien visibles : klaxons rue La Boétie, pétards et feux d’artifice sur les Grands Boulevards, et une présence policière marquée jusqu’à tard dans la nuit.

En remontant la rue du Faubourg-Montmartre, un vieil homme, les yeux irrités par les gaz lacrymogènes, a lancé à son voisin : « J’imagine que c’est le PSG qui a gagné ». Sans aucun doute.

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