Nucléaire : Faure Gnassingbé défend une souveraineté énergétique pour l’Afrique

Nucléaire : Faure Gnassingbé défend une souveraineté énergétique pour l’Afrique

La participation de Faure Gnassingbé au Symposium mondial du nucléaire à Londres survient alors que l’énergie atomique revient au cœur des stratégies énergétiques internationales. Pour le Togo, l’objectif n’est pas de se lancer précipitamment dans la construction d’une centrale, mais de se positionner dans une filière dont les normes, les technologies et les financements évoluent rapidement.

Placée sous le thème « De l’ambition à l’action », cette rencontre réunit dirigeants, industriels, investisseurs et spécialistes autour des leviers permettant d’accélérer le déploiement du nucléaire. L’ambition mondiale de tripler les capacités nucléaires d’ici 2050 confère à ce rendez-vous une importance toute particulière.

Pour Lomé, cette dynamique représente avant tout une opportunité de dialogue. La présence du président du Conseil doit permettre d’explorer des partenariats, de mieux saisir les exigences du secteur et d’anticiper les conditions d’une éventuelle intégration du nucléaire dans les stratégies énergétiques nationales.

Cette démarche s’inscrit dans la volonté du Togo de diversifier ses sources d’énergie et d’améliorer durablement l’accès à l’électricité. Dans cette optique, le nucléaire est envisagé comme une option stratégique à examiner, au même titre que d’autres sources susceptibles de renforcer la sécurité énergétique du pays.

Cependant, l’équation ne se limite pas aux capacités de production. Le développement du nucléaire requiert des institutions solides, des normes de sûreté rigoureuses, des compétences spécialisées et des financements importants. Autant de conditions que le Togo s’efforce de consolider progressivement grâce à sa participation aux instances et rencontres internationales dédiées au secteur.

Membre du Conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique, le pays souhaite également renforcer sa présence dans les discussions africaines sur le nucléaire civil. Sa participation au NEISA 2026 à Kigali s’inscrit dans cette dynamique.

À Londres, le Togo ne présente donc pas encore d’échéance nucléaire. Il cherche d’abord à comprendre les évolutions en cours, à dialoguer avec les principaux acteurs et à préparer les conditions qui lui permettront, demain, de décider en connaissance de cause de sa trajectoire énergétique.

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