Mali : le partenariat russe en question après l’échec militaire

Mali : le partenariat russe en question après l’échec militaire

Un partenariat militaire sous le feu des critiques

Les récents événements au Mali ont révélé les failles d’un partenariat présenté comme une solution miracle contre les groupes armés. À Kati, cœur du pouvoir militaire, les détonations ont sonné comme un rappel brutal : la « libération par l’Est » n’est pas au rendez-vous. Les troupes de l’Africa Corps, bien que présentées comme une force de frappe, peinent à inverser la tendance.

Les villes comme Kidal subissent toujours des attaques coordonnées, tandis que les blindés calcinés et les camps assiégés illustrent l’échec d’une stratégie centrée uniquement sur l’appui extérieur. Ce samedi 25 avril 2026, le narratif s’effondre : le partenariat avec la Russie, vanté comme une panacée, montre ses limites.

Kemi Seba face à ses contradictions

L’activiste Kemi Seba, figure médiatique de la rupture avec l’Occident, incarne aujourd’hui les contradictions de ce projet. Ses discours enflammés sur les réseaux sociaux contrastent avec des enregistrements audio diffusés sur WhatsApp, où il qualifie les Russes d’« opportunistes de la pire espèce ». Un revirement qui trahit la réalité du terrain : Moscou agit avant tout dans son intérêt, échangeant des mercenaires contre un accès aux ressources naturelles.

Seba, qui a longtemps vendu l’alliance russe comme une alternative salvatrice, admet désormais que cette stratégie pourrait se retourner contre elle. « Si la Russie se comporte comme un nouveau colon, elle sera expulsée plus vite que ses prédécesseurs », confie-t-il presque malgré lui. Une déclaration qui sonne comme un aveu d’échec pour celui qui a poussé des milliers de Maliens à croire en un sauveur venu de l’Est.

Une souveraineté mal négociée

Le partenariat avec la Russie, présenté comme une solution clé en main, se révèle être un simple business où la sécurité reste un produit non livré. Les populations et les soldats paient le prix fort : attaques plus intenses, morale en berne et une armée locale toujours aussi vulnérable.

Les idéologues comme Seba ont cru remplacer un maître par un autre, sans comprendre que la couleur du drapeau ne change rien à la réalité des combats. Aujourd’hui, le Mali se retrouve face à un dilemme : une armée russe incapable de miracle et des leaders qui, trop tard, réalisent que Moscou agit avant tout pour ses propres intérêts. La facture de cette illusion pourrait être bien plus lourde que prévu pour Bamako.

Les enregistrements audio de Kemi Seba, où il critique ouvertement les Russes, confirment que l’alliance, déjà fragilisée, est en train de se désagréger. Une issue qui laisse présager un avenir incertain pour la stabilité du pays.

ouagadirect