L’Argentine en quête d’un deuxième titre mondial face à la Suisse

L’Argentine en quête d’un deuxième titre mondial face à la Suisse
Coupe du Monde 2026

l’Argentine en quête d’un deuxième titre mondial face à la Suisse

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Ce dimanche à 3h, l’Argentine affronte la Suisse en quarts de finale de la Coupe du monde 2026. Après des parcours semés d’embûches, l’Albiceleste, tenante du titre, se présente comme l’équipe à battre. Mais sa capacité à enchaîner les exploits face aux favoris reste une énigme.

Dès les seizièmes de finale, l’Argentine a frôlé l’élimination face au Cap-Vert. Menée 2-0, elle a renversé le cours du match en prolongations pour l’emporter 3-2. Face à l’Égypte en huitièmes, le scénario s’est répété : menés 2-0 à moins de dix minutes de la fin du temps réglementaire, les hommes de Lionel Scaloni ont enchaîné deux buts en trois minutes pour envoyer le match en prolongation, avant de s’imposer 3-2 dans les arrêts de jeu.

Le génie de Lionel Messi a encore une fois été décisif. Après un penalty manqué, il a égalisé d’une tête puissante avant d’assister Enzo Fernández pour le but de la victoire. Une performance saluée par les observateurs, au point que certains y voient déjà la marque d’une équipe invincible.

Pourtant, Jérôme Rothen nuance : « Peu d’équipes parviennent à renverser des scores aussi serrés avec autant de péripéties. Entre les arrêts décisifs du gardien égyptien, les occasions manquées et le penalty raté, l’Argentine a frôlé l’exploit impossible. » Une semaine plus tôt, le même scénario s’était produit face au Cap-Vert, où les prolongations avaient été nécessaires pour sceller la qualification.

Cette résilience, désormais associée à l’ADN de l’équipe, trouve ses racines dans la culture footballistique argentine. La « garra » – ce mélange de ténacité et de sacrifice – est érigée en valeur cardinale. Les médias locaux, comme le quotidien Olé, en ont fait le symbole d’une épopée collective : « La résilience ne s’achète pas en pharmacie. Elle se vit, se souffre, et ne s’abandonne jamais. »

Une équipe plus solide qu’en 2022?

Championne du monde en 2022 au Qatar, l’Argentine avait déjà impressionné en enchaînant les victoires étriquées. Contre l’Australie, les Pays-Bas puis la France en finale, les Argentins avaient dû puiser dans leurs ressources mentales pour l’emporter. Quatre ans plus tard, le groupe reste quasi identique, avec Messi en figure de proue. « Dès le premier match, j’ai senti que cette équipe avait la même solidité qu’en 2022, voire plus », confie Franck Leboeuf, ancien champion du monde 1998.

Éric Di Meco, ancien international français, abonde dans ce sens : « Leur parcours est ouvert jusqu’à la finale. Ce n’est pas l’équipe que je préférerais affronter, mais la recette fonctionne. » Pourtant, Souleymane Diawara, ancien défenseur sénégalais, tempère : « Une équipe visant un doublé ne peut pas trembler face à des nations comme le Cap-Vert ou l’Égypte. L’Argentine reste fragile et n’a pas encore affronté de véritable géant. »

Avec 12 prolongations disputées en Coupe du monde – dont 10 victoires –, l’Albiceleste a prouvé sa capacité à dominer les moments décisifs. Mais face à la Suisse, une autre équipe habituée aux duels serrés, le défi s’annonce tout aussi périlleux.

Messi, un atout mais pas une garantie

À 39 ans, Lionel Messi brille plus que jamais. Avec huit buts en quatre matchs, il porte son équipe vers les demi-finales. Pourtant, son génie ne suffit pas à masquer certaines lacunes. « Messi ne pourra pas éternellement sauver l’Argentine. Le jour où il sera muselé, l’équipe explosera », avertit Diawara. Une réalité qui n’empêche pas tout un pays de rêver d’un deuxième sacre mondial consécutif.

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