un dysfonctionnement grave dans le système judiciaire burkinabè
Une dizaine de magistrats du Burkina Faso, dont des présidents de chambre, un procureur général et un juge d’instruction, font l’objet de poursuites pour corruption. Selon un communiqué officiel, ces interpellations, réalisées en octobre, font suite à des auditions ayant révélé « un vaste réseau d’agents indélicats au sein de la cour d’appel de Ouagadougou », a déclaré le capitaine Farouk Azaria Sorgho, porte-parole du Korag. Cet organe est chargé de mettre en œuvre la révolution progressiste populaire portée par le régime militaire en place depuis 2022.
Burkina : Le KORAG dénonce un vaste réseau de corruption impliquant des agents des douanes et des magistrats https://t.co/dsdQve4Dtq via @AIB – Agence d’Information du Burkina
— AIB Burkina (@AibBurkina) November 13, 2025
des sommes colossales en jeu dans cette affaire de corruption
Le porte-parole du régime a révélé que des sommes importantes ont été versées pour influencer des décisions judiciaires et fausser des procédures. Une affaire impliquant une dizaine de douaniers, relaxés après un non-lieu, est particulièrement mise en avant. Le Korag parle de « mascarade judiciaire » et estime que cette décision sape les efforts de lutte contre la corruption.
le régime militaire renforce sa lutte contre la corruption
Inspiré par l’héritage de Thomas Sankara, le capitaine Ibrahim Traoré a fait de la lutte contre la corruption un pilier de sa gouvernance. « Nous intensifierons les mesures contre la corruption et l’impunité au sein du système judiciaire », a assuré le capitaine Sorgho, tout en pointant un dysfonctionnement critique dans la chaîne de justice. Le régime, souvent critiqué pour sa répression des voix dissidentes, cherche ainsi à restaurer son image en agissant contre ces dérives internes.
