Grand tour régional des motards du Faso : un périple de 3 000 km sous le signe de la sécurité routière

Grand tour régional des motards du Faso : un périple de 3 000 km sous le signe de la sécurité routière

Après une aventure de près de dix jours à travers cinq pays d’Afrique de l’Ouest, les Motards du Faso ont fait leur retour triomphal à Ouagadougou. Leur Grand Tour Régional 2026, lancé le 2 août, s’est achevé le 11 août avec un parcours totalisant plus de 3 000 kilomètres. Le défi ? Relier le Burkina Faso au Ghana, au Togo, au Bénin et au Nigeria, tout en promouvant une conduite responsable, notamment le port obligatoire du casque.

Le groupe, composé d’une vingtaine de passionnés de deux-roues, a été accueilli dans une ambiance festive à son retour à Ouagadougou. La première étape, entre la capitale burkinabè et Accra, au Ghana, a marqué les esprits : 23 heures de route ininterrompue, démarrées à 4 h 30 du matin pour une arrivée à 3 h 30 le lendemain. Un exploit physique et logistique qui a démontré la détermination des participants.

Abel Aziz Konaté, président des Motards du Faso, a partagé le sens de cette initiative lors de leur retour. « Cette tournée s’inscrit dans une démarche globale de solidarité et de partage avec nos frères motards des pays traversés. Elle fait écho à notre engagement lors des 72 Heures des Motards du Burkina, organisées en septembre 2025, et vise à renforcer les liens entre les communautés motardes de la sous-région. »

Les participants, équipés de casques et de blousons, ont sillonné les routes avec des motos étincelantes, traversant des paysages variés et rencontrant des populations locales. Leur périple a été bien plus qu’un simple défi sportif : une mission de sensibilisation à la sécurité routière, avec un message clair : le port du casque doit devenir un réflexe naturel pour tous les usagers de la route.

Abel Aziz Konaté a insisté sur cette priorité : « Nous soutenons pleinement les efforts du ministère de la Sécurité pour imposer le casque. Pourtant, l’idéal reste que cela devienne une habitude volontaire. La prévention vaut mieux que la répression. » Le président a également souligné l’importance des échanges culturels et de l’hospitalité rencontrée tout au long du parcours.

Alors que le bruit des moteurs s’estompe dans les rues de Ouagadougou, les Motards du Faso préparent déjà de nouveaux projets. Leur engagement pour la sécurité routière et la fraternité sous-régionale ne faiblira pas. Une chose est certaine : leur dynamique s’inscrit dans la durée.

ouagadirect