Gabon : une solution high-tech contre la fraude fiscale
Le Gabon franchit une nouvelle étape dans la modernisation de son contrôle fiscal. Le vice-président du gouvernement, Herman Immongault, a reçu le 10 juin 2026 une délégation du groupe canadien Canadian Bank Note Company (CBN), dirigée par sa vice-présidente Fuencisla Santiago, pour discuter de l’introduction de timbres d’accise à haute technologie. Ce dispositif vise à sécuriser les produits soumis aux droits d’accise et à renforcer la traçabilité des marchandises sensibles.
La technologie proposée repose sur des timbres hautement sécurisés, permettant un suivi complet des produits, de la fabrication à la vente. L’objectif est de réduire la contrefaçon, le commerce illicite et la fraude fiscale, qui touchent notamment les cigarettes, les boissons, les médicaments et les cosmétiques. « Nous avons proposé au vice-président un partenariat pour offrir au Gabon une solution qui pourrait augmenter ses recettes fiscales via un contrôle accru des produits assujettis aux droits d’accise », a déclaré Fuencisla Santiago après la rencontre.
Renforcer les recettes publiques et protéger les consommateurs
Cette innovation contribuera également à améliorer la protection des consommateurs, en limitant la circulation de produits non conformes ou contrefaits. Grâce à une traçabilité de bout en bout, les timbres sécurisés faciliteront le travail des autorités de contrôle et garantiront une transparence accrue sur les circuits de distribution. Le dispositif devient ainsi un outil stratégique pour préserver la santé publique et renforcer la régulation étatique.
Cette initiative s’inscrit dans la volonté du gouvernement gabonais d’accélérer la digitalisation de l’économie et de sécuriser les échanges commerciaux. Face à l’évolution des réseaux criminels spécialisés dans la contrebande et la fraude, l’adoption d’une technologie éprouvée permettra au Gabon de moderniser ses instruments de gouvernance, d’optimiser la collecte des recettes souveraines et d’améliorer durablement l’efficacité de son administration fiscale.