Crise au pastef : dr abdourahmane diouf dénonce les contradictions du parti
Le Dr Abdourahmane Diouf révèle les tensions internes au sein du Pastef
Le ministre sénégalais de l’Énergie et du Pétrole, Dr Abdourahmane Diouf, cofondateur du parti KIIRAAY – Les Patriotes Républicains, a livré ce dimanche son analyse sans concession sur les divisions qui minent le Pastef. Invité de l’émission « En Vérité », il a pointé du doigt les responsabilités dans la fracture entre le président Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko, leader historique du parti.
Pour le Dr Diouf, la situation actuelle trouve son origine dans une trahison orchestrée par le Pastef lui-même. « Le président Faye a toujours respecté ses engagements avec une constance exemplaire. C’est le parti et ses dirigeants, notamment Ousmane Sonko, qui ont choisi de le marginaliser et de rendre son mandat ingouvernable », a-t-il déclaré avec fermeté. Il a souligné que le chef de l’État, conscient de cette déloyauté, a dû prendre des mesures pour préserver l’intégrité de son action politique.
Le ministre a également critiqué les anciens membres du gouvernement qui, selon lui, ont contribué à affaiblir la majorité présidentielle. « Ils ont choisi de quitter leurs fonctions sans y être contraints, privant ainsi le président de l’appui parlementaire nécessaire à la réalisation de son programme », a-t-il ajouté.
Dr Abdourahmane Diouf a enfin défendu l’idée d’un second mandat pour Bassirou Diomaye Faye, une conviction qui l’a poussé à créer un nouveau parti politique. Il a par ailleurs fustigé les contradictions internes du Pastef, où certains responsables, tout en se revendiquant de leur leader, remettent en cause son autorité et s’autorisent à dispenser des leçons de morale.
Un parti miné par ses propres contradictions
Le Dr Diouf a insisté sur l’incohérence des positions au sein du Pastef, où ses membres peinent à se rallier derrière une ligne commune. « Comment un parti peut-il accuser son président de manquer de loyauté tout en trahissant ses propres valeurs ? », a-t-il interrogé. Pour lui, ces contradictions expliquent en grande partie la crise actuelle et l’incapacité du parti à offrir une gouvernance stable et efficace.
Il a également rappelé que les responsables politiques doivent assumer leurs choix, notamment ceux qui ont conduit à la démission de plusieurs ministres. « Personne ne les a forcés à quitter le gouvernement. Ils ont pris cette décision de leur propre initiative, et c’est cette fragmentation qui a fragilisé la majorité présidentielle », a-t-il conclu.