Côte d’Ivoire : le maep souligne les avancées majeures en gouvernance
Un bilan encourageant pour la Côte d’Ivoire
Le Mécanisme Africain d’Évaluation par les Pairs (MAEP), outil phare de l’Union africaine dédié à l’analyse de la gouvernance, a récemment mis en lumière les efforts remarquables de la Côte d’Ivoire. Ces derniers portent sur la stabilité politique, la transformation économique et les réformes institutionnelles, salués par les instances continentales.
Des réformes structurelles saluées par le MAEP
Lors d’une visite officielle à Abidjan, Marie-Antoinette Rose-Quatre, directrice générale du secrétariat continental du MAEP, a souligné l’importance des progrès accomplis. « Les efforts consentis par la Côte d’Ivoire pour consolider sa stabilité politique et économique, ainsi que ses réformes institutionnelles, constituent un socle solide. Ils serviront de base à l’évaluation de deuxième génération », a-t-elle déclaré. Cette rencontre s’est tenue dans les locaux de la Commission nationale du MAEP, à Cocody, à l’est d’Abidjan.
Une évaluation stratégique pour l’avenir
Le MAEP insiste sur le caractère stratégique de cette évaluation. « Il ne s’agit pas uniquement d’un exercice d’évaluation, mais d’une opportunité pour la Côte d’Ivoire de dresser un bilan de ses avancées depuis 2003. Cela permettra également d’identifier les défis persistants et de valoriser les bonnes pratiques à même d’inspirer d’autres États membres », a expliqué Mme Rose-Quatre. Le MAEP, fondé sur des principes d’apprentissage mutuel, de transparence et de redevabilité, reste un modèle africain en matière de gouvernance.
Un accompagnement technique renforcé
Le secrétariat continental du MAEP s’est engagé à accompagner la Côte d’Ivoire dans la préparation de cette évaluation. « Notre mission est d’accompagner les États dans le renforcement de leur démocratie, de leur gouvernance politique, économique et des entreprises, ainsi que dans le développement socio-économique. Nous ne jugeons pas, nous soutenons », a précisé la directrice générale. Une feuille de route détaillée sera examinée avec les autorités ivoiriennes pour finaliser les préparatifs et lancer l’évaluation dans les meilleures conditions.
Les initiatives locales mises en avant
De son côté, le président de la Commission nationale du MAEP, David Moussa Soro, a rappelé l’ambition de l’institution : « mettre la gouvernance au service du développement de la Côte d’Ivoire ». Il a souligné l’alignement entre gouvernance et progrès économique, affirmant que « la Côte d’Ivoire avance sur les deux fronts de manière synchronisée ».
Parmi les initiatives locales mises en place, deux dispositifs nationaux se distinguent :
- L’université d’été pour la bonne gouvernance, destinée à diffuser la culture de la gouvernance auprès des populations ;
- Une revue scientifique sur l’intégration africaine et la gouvernance, conforme au protocole du CAMES, offrant un espace de publication pour les chercheurs.
Ces outils visent à ancrer les principes de bonne gouvernance au cœur de la société ivoirienne et à renforcer l’expertise locale.
Un partenariat durable avec le MAEP
La Commission nationale du MAEP s’est dite prête à collaborer étroitement avec le secrétariat continental. « Nous nous mettons à disposition du MAEP pour renforcer ce partenariat fondé sur la confiance et le dialogue », a affirmé Pr Soro. Cette collaboration s’inscrit dans une dynamique plus large, visant à promouvoir la stabilité politique, l’intégration économique et un développement durable sur le continent.
La visite de la directrice générale du MAEP s’est poursuivie par une audience au Sénat ivoirien et un entretien avec Nialé Kaba, ministre des Affaires étrangères de Côte d’Ivoire, confirmant l’engagement des plus hautes autorités dans ce processus.
Le MAEP, un outil clé depuis 2003
Créé en 2003, le MAEP est un accord volontaire entre les États africains. Il permet d’évaluer et de réviser les politiques de gouvernance au niveau des chefs d’État. Son objectif ? Promouvoir la stabilité politique, l’intégration économique, la croissance durable et le développement inclusif sur le continent.