Le ministre du Plan a révélé à la presse qu’un montant quatre fois supérieur aux attentes avait été mobilisé pour soutenir le Plan national de développement (PND) jusqu’en 2030. Un résultat historique qui place le pays en tête des économies africaines les plus dynamiques.
Cette performance s’appuie sur une croissance régulière de 6,5% en moyenne annuelle ces dernières années, ainsi que sur une stabilité politique et sociale retrouvée après les turbulences des années 2000. Ces atouts ont convaincu des centaines d’investisseurs publics et privés réunis à Abidjan pour un forum dédié au financement du PND.
Un plan de développement ambitieux et ses financements
Le Plan national de développement 2026-2030 s’articule autour de plusieurs axes majeurs : renforcement de la sécurité, modernisation du secteur agricole (qui représente 20% du PIB), soutien à la création d’entreprises locales capables de rivaliser à l’international, et développement des infrastructures routières, dont un projet de TGV.
Des engagements record pour le PND
Initialement, le gouvernement ivoirien espérait lever environ 20 milliards de dollars auprès de ses partenaires. En réalité, les bailleurs de fonds internationaux – Banque mondiale, Banque africaine de développement (BAD) et Union européenne en tête – ont promis plus de 80 milliards de dollars. « Cela prouve que tous nos indicateurs macroéconomiques sont au vert », a souligné le ministre Souleymane Diarrassouba lors de l’annonce.
Le PND bénéficie également d’un soutien massif du secteur privé, qui devrait contribuer à hauteur de plus de 70% du financement total, soit plus de 147 milliards de dollars. Le budget global du plan atteint ainsi 209 milliards de dollars, avec une participation active de l’État ivoirien.
La Côte d’Ivoire a déjà démontré sa capacité à séduire les marchés financiers en février, en levant 1,3 milliard de dollars à des conditions particulièrement avantageuses pour un pays émergent. Par ailleurs, le Fonds monétaire international (FMI) a validé un décaissement de 833 millions de dollars dans le cadre de ses programmes d’aide.
Les experts saluent une économie « résiliente », tout en anticipant un léger ralentissement de la croissance à 6% en 2026 (contre 6,5% en 2025) et une inflation maîtrisée à 3,3% pour l’année en cours.
Historiquement tournée vers l’agriculture, l’économie ivoirienne diversifie progressivement ses activités avec l’émergence des secteurs minier, gazier et pétrolier, offrant de nouvelles perspectives d’investissement.
