Le Tribunal de grande instance de Ouagadougou a tranché : le capitaine Zanré, autrefois chargé de la protection rapprochée de Paul-Henri Sandaogo Damiba, est reconnu coupable de complicité dans un incendie criminel ayant visé le véhicule d’Imhotep Bayala. Ce dernier, figure médiatique et coordonnateur du mouvement « Deux Heures pour Nous, Deux Heures pour Kamita », avait porté plainte pour dégradation volontaire de bien privé et mise en danger de la vie d’autrui.
Une sanction lourde assortie d’un mandat d’arrêt
Outre les 11 ans de prison, dont cinq ferme, le capitaine Zanré doit s’acquitter d’une amende de deux millions de francs CFA. Le tribunal a également émis un mandat d’arrêt à son encontre, confirmant la gravité des faits reprochés. Trois autres accusés, complices dans cette affaire, ont écopé de cinq ans de prison avec sursis, accompagnés de la même amende.
Un préjudice évalué à plus de 12 millions de francs CFA
Sur le plan civil, la justice a donné raison à Imhotep Bayala. Les condamnés devront verser solidairement 12,7 millions de francs CFA en guise de dommages et intérêts, couvrant l’ensemble des préjudices subis. Cette décision judiciaire marque un tournant dans une affaire qui a suscité de vives réactions au Burkina Faso.
Un dossier toujours sous les projecteurs
Cette condamnation intervient alors que plusieurs procédures judiciaires impliquant l’ex-président de la Transition, Paul-Henri Sandaogo Damiba, restent en cours. Récemment, il aurait été extradé depuis Lomé vers Ouagadougou, où il est notamment visé par des accusations de tentative d’assassinat contre le président Ibrahim Traoré. Une affaire qui continue de faire trembler l’échiquier politique burkinabè.
