Association étudiante du Burkina suspendue, étudiants arrêtés : que s’est-il passé ?
Burkina Faso : suspension d’une association étudiante et arrestations de ses membres

Le jour où le Burkina Faso commémorait l’assassinat de l’étudiant Dabo Boukary, survenu sous la présidence de Blaise Compaoré, l’Union générale des étudiants burkinabè (Ugeb) a vivement critiqué l’incapacité du régime actuel à garantir la sécurité, malgré les engagements pris par le capitaine Ibrahim Traoré lors de son arrivée au pouvoir par un coup d’État.
Quelques jours plus tard, des individus non identifiés, vêtus en civil et armés, ont procédé à des arrestations jugées « violentes et illégales » contre plusieurs étudiants, dont le président de l’Ugeb, selon les déclarations de l’association.
L’Ugeb accusée de « glorification du terrorisme » par les autorités
Ces événements ont conduit à une série de suites judiciaires : les étudiants interpellés ont été accusés de « glorification du terrorisme », tandis que l’Ugeb a été suspendue pour une durée de trois mois, renouvelable. Pendant cette période, l’association ne pourra organiser aucune activité.
Le procureur du Faso, près le tribunal de grande instance de Ouagadougou, a ouvert une enquête pour « gravité » des faits. Selon le communiqué officiel, les actes reprochés pourraient constituer des infractions au code pénal burkinabè, notamment une « tentative de démoralisation des forces de défense et de sécurité ».
Le procureur a précisé que la « glorification publique d’actes terroristes » est passible d’une peine de un à dix ans d’emprisonnement.