Aïssatou Diop Fall, figure médiatique reconnue au Sénégal, a été entendue ce jour par la Division spéciale de cybersécurité (DSC) de la police nationale. Cette convocation fait suite à une procédure judiciaire initiée par le procureur de Dakar, suite à des propos tenus dans une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux.
Dans cette vidéo, elle aurait exprimé le souhait que Ousmane Sonko, leader du parti Pastef, soit enlevé par des groupes terroristes. Ces déclarations ont déclenché une vague d’indignation en ligne et dans l’opinion publique, poussant la journaliste à publier une vidéo d’excuses pour tenter de calmer les esprits.
Cependant, le procureur Ibrahima Ndoye a maintenu sa décision de convoquer Aïssatou Diop Fall pour une audition formelle. Au regard de la législation sénégalaise, ces propos pourraient constituer une infraction grave, notamment en vertu du Code pénal et de la loi sur la cybercriminalité. Lorsqu’un contenu est diffusé publiquement en ligne, il peut être qualifié comme une incitation à la violence, une menace contre l’ordre public ou une atteinte à l’intégrité d’une personne.
Les textes juridiques sénégalais prévoient des sanctions sévères pour ce type de délits. Les peines encourues vont de simples amendes à des peines de prison pouvant atteindre plusieurs années, selon la gravité des faits retenus. La décision finale reviendra aux enquêteurs de la DSC et au parquet, après examen complet du dossier et audition de la journaliste.